L’eau et l’IA : la contrainte cachée derrière l’avenir numérique du Canada

By smartbugmedia,

L’avenir numérique du Canada est souvent décrit en termes de vitesse, de productivité et d’innovation. L’intelligence artificielle est censée transformer les industries, accélérer la recherche, améliorer les services publics et renforcer la compétitivité économique.

Pourtant, derrière chaque système d’IA se cache une empreinte physique qui est bien plus facile à négliger.

L’économie numérique dépend des centres de données : des bâtiments remplis de serveurs qui enregistrent, traitent et déplacent des informations. Ils soutiennent l’information en nuage (« cloud computing »), les services bancaires en ligne, les systèmes de santé, la cybersécurité, la diffusion et, de plus en plus, les outils d’IA qui deviennent une partie de notre quotidien. À l’intérieur de ces installations, des milliers de serveurs fonctionnent en continu, génèrent de la chaleur et nécessitent un refroidissement constant.

Nos systèmes sont-ils capables de soutenir la croissance de l’IA ?

L’Agence internationale de l’énergie estime que la consommation mondiale d’électricité des centres de données pourrait plus que doubler d’ici 2030. La demande en électricité des centres de données devrait également augmenter d’environ 15 % par an entre 2024 et 2030, soit plus de quatre fois plus vite que la demande en électricité de tous les autres secteurs réunis.

La pression sur l’électricité apparaît également sur l’eau. Au Canada, la consommation d’eau des centres de données est estimée à 69,54 milliards de litres en 2026 et devrait atteindre 99,34 milliards de litres d’ici 2031.

Les grands centres de données peuvent consommer des millions de litres d’eau par jour, dont 80 à 90 % sont de l’eau potable. On estime qu’un centre de données de taille moyenne utilise environ 1,13 million de litres d’eau par jour, ce qui correspond à peu près à la consommation quotidienne de 5 000 Canadiens. L’empreinte réelle est encore plus importante, car cette estimation n’inclut pas l’eau utilisée indirectement pour la production d’électricité.

Le mythe de l’eau illimitée

L’expansion de l’IA intervient alors que les réseaux d’approvisionnement en eau subissent déjà la pression de la sécheresse, du vieillissement des infrastructures, de la croissance démographique, des fuites et de la hausse de la demande industrielle.

À partir de septembre 2025, 85 % du territoire agricole canadien était classé comme anormalement sec ou en situation de sécheresse, dont 67 % en situation de sécheresse modérée à extrême. On parle généralement de la sécheresse en termes d’agriculture, de feux de forêt ou de restrictions d’eau potable, mais elle affecte également les conditions dans lesquelles de nouvelles industries peuvent se développer. Le pays est donc confronté à une incertitude croissante quant à l’accès à une eau stable et bien distribuée.

Le mythe canadien de l’abondance en eau met en lumière un message clé : les infrastructures numériques ne peuvent être traitées séparément des infrastructures hydrauliques.

Un problème de refroidissement invisible

À mesure que les centres de données utilisent davantage de puissance de calcul, leurs serveurs génèrent des quantités croissantes de chaleur. Sans refroidissement efficace, les équipements peuvent surchauffer et les services numériques peuvent échouer, rendant le contrôle de la température essentiel aux opérations des centres de données.

Cependant, le refroidissement implique de nombreux compromis. Certains systèmes utilisent plus d’électricité, tandis que d’autres utilisent plus d’eau. D’autres réduisent la demande énergétique en exploitant le refroidissement par évaporation. En réalité, 80 à 90 % de l’eau utilisée est perdue par évaporation pendant le refroidissement sans être remise dans les bassins versants. Lorsqu’on met les choses en perspective, un système de refroidissement qui semble économe en énergie peut tout de même créer une autre forme de pression en augmentant la demande sur les ressources en eau locales.

Les centres de données sont souvent évalués en fonction de leur consommation d’énergie, de leurs émissions et de la disponibilité de l’électricité. L’eau est moins souvent évaluée, laissant une image incomplète des pressions que ces établissements peuvent exercer sur les ressources locales.

Lorsque les centres de données puisent dans les réseaux municipaux, le problème n’affecte pas seulement les opérations d’une entreprise, cela a aussi un impact sur :

  • La capacité disponible en eau potable
  • La planification municipale et les coûts en capital
  • Les risques d’épuisement des nappes phréatiques
  • La confiance du public et la licence sociale
  • La compétition entre les besoins résidentiels, agricoles, industriels et écologiques

Sur la surface, plusieurs se demandent si le Canada devrait construire des centres de données. La question plus profonde est de savoir si le Canada peut mettre en place des infrastructures numériques qui renforcent, plutôt que surchargent, les réseaux d’approvisionnement en eau environnants. 

Le Japon : la neige comme infrastructure de refroidissement circulaire

À travers le monde, certaines régions montrent qu’il est possible d’exploiter de manière plus créative le climat local, les conditions saisonnières, la chaleur résiduelle et les systèmes circulaires.

Située à Hokkaido, au Japon, la région de Bibai connaît de fortes chutes de neige et doit déneiger environ 200 000 tonnes par an. Dans cette région, le « White Data Center » s’est posé la question suivante : et si cette neige pouvait devenir une ressource ? 

Au lieu de considérer cette neige comme un déchet à retirer et à évacuer, elle est conservée dans des monticules isolés, dont l’énergie froide issue de la fonte des neiges est utilisée pour refroidir les installations de son centre de données.

 

La neige conservée peut réduire le besoin de climatisation traditionnelle, tandis que la chaleur résiduelle des serveurs peut être réutilisée pour soutenir l’agriculture et l’aquaculture à proximité. Un exemple : la chaleur résiduelle du centre de données a été utilisée dans le cadre d’un projet d’élevage d’anguilles.

Ce modèle a permis de relier trois domaines qui sont généralement planifiés séparément : la gestion de la neige, l’infrastructure de données et le développement économique local.

L’opportunité pour le Canada

Le Canada traite déjà l’hiver comme un défi lié aux infrastructures. Chaque année, les villes dépensent énormément pour déneiger, transporter et gérer la neige. Montréal a prévu près de 200 millions de dollars pour le déneigement en 2023-2024. La neige est généralement traitée comme un problème logistique, alors qu’elle pourrait être bien plus.

Dans certaines régions, le Canada déplace, entrepose et gère déjà une ressource froide à un coût public considérable, alors que les infrastructures numériques créent une demande croissante pour le refroidissement. Ce chevauchement mérite plus d’attention : les infrastructures numériques peuvent être conçues en fonction des réalités environnementales locales.

Le Canada possède plusieurs avantages qui pourraient l’aider à construire des infrastructures numériques plus responsables : un climat froid dans plusieurs régions, mais aussi une forte capacité d’innovation, une expertise croissante en technologie de l’eau et un intérêt significatif pour l’IA.

Une approche plus responsable demanderait :

  • L’installation peut-elle éviter d’utiliser de l’eau potable là où de l’eau non potable suffirait ?
  • L’eau peut-elle être réutilisée, recyclée ou traitée sur place ?
  • Les eaux pluviales, la neige ou le froid saisonnier peuvent-ils être utilisés lorsque le climat et la conception le permettent ?
  • La chaleur résiduelle peut-elle alimenter des bâtiments, des serres ou des processus industriels à proximité ?
  • Les services publics peuvent-ils vérifier la consommation d’eau grâce à un meilleur comptage et à des rapports plus précis ?

Ces questions sont importantes car les impacts liés à l’eau sont locaux.

Financer les systèmes derrière l’innovation responsable

Le lien entre l’eau et l’IA touche plusieurs domaines de financement : l’adaptation au changement climatique, les infrastructures, l’innovation, la résilience communautaire, le développement économique, la santé et l’équité.

Plusieurs centres de données s’alimentent à partir des réseaux d’eau municipaux, y compris l’eau potable. Cela soulève une question : qui a la priorité ?  

Cette compétition n’est pas vécue équitablement. Les communautés déjà confrontées à un stress hydrique, notamment de nombreuses communautés rurales, éloignées et autochtones, disposent souvent de moins de ressources pour faire face à la pression exercée par les nouvelles infrastructures. L’objectif est d’assurer une croissance responsable et un accès équitable à l’eau.

Des investissements philanthropiques ciblés peuvent contribuer à :

  • Réduire les risques liés à l’innovation et financer des solutions évolutives : gestion de l’eau assistée par l’IA, détection des fuites, refroidissement à faible consommation d’eau, prévision des sécheresses
  • Relier les secteurs : connecter les entreprises technologiques, les municipalités, les services publics et les chefs autochtones
  • Catalyser les capitaux : aligner les investissements publics, privés et philanthropiques sur les systèmes de gestion intelligente de l’eau
  • Mobiliser l’action : aligner la stratégie d’IA avec la stratégie de l’eau aux niveaux national et régional
  • Guider le développement de politiques : faire progresser des normes claires et des exigences de transparence pour la consommation d’eau dans les centres de données

L’objectif n’est pas de rejeter l’IA ni de ralentir l’innovation. Il s’agit de s’assurer que l’innovation soit conçue en tenant compte des systèmes dont elle dépend. Et l’IA peut faire partie de cette solution.

Le Canada peut devenir un pionnier dans le domaine de l’intelligence artificielle. Il peut également montrer la voie en infrastructures numériques responsables. Pour cela, il faudra traiter l’eau comme une condition stratégique pour l’économie numérique.

 

Références

L’eau en agriculture : le risque caché auquel sont exposés les systèmes alimentaires du Canada

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L’histoire de l’eau au Canada change rapidement. Les sécheresses, les inondations et les événements météorologiques extrêmes exercent une pression croissante sur les systèmes qui contribuent à mettre de la nourriture sur nos tables. Pour les agriculteurs, cela peut signifier voir leurs récoltes échouer après des mois de travail, avoir de la difficulté à obtenir assez d’eau pour le bétail et faire face à des hausses de coûts.

Ces pressions se font aussi sentir dans le secteur de la pêche, les communautés rurales, les chaînes d’approvisionnement alimentaire et les factures d’épicerie.

Le Canada détient près de 20 % des réserves mondiales d’eau douce, mais une part importante de cette eau est non renouvelable, difficile d’accès ou impropre à l’utilisation. En même temps, 60 % de l’eau renouvelable du Canada s’écoule vers le nord, loin des principales régions agricoles, alors que la production agricole demeure fortement dépendante de précipitations prévisibles.

Le défi croissant des précipitations imprévisibles

Moins de 2 % des terres agricoles canadiennes utilisent l’irrigation, ce qui les rend très vulnérables lorsque les précipitations deviennent moins fiables. Cela signifie que de nombreuses fermes canadiennes dépendent de pluies qui arrivent au bon moment pendant la saison de croissance. En agriculture, le facteur de temps devient tout aussi important que la quantité totale de pluie.

Trop peu ou trop d’eau perturbe les activités agricoles. Un printemps humide peut retarder les semis. Un été sec peut réduire les rendements. De fortes pluies près des récoltes peuvent endommager les cultures. L’agriculture a besoin d’une eau fiable, au bon endroit, au bon moment.

Les Prairies comme exemple

En 2021, les Prairies ont montré comment rapidement l’instabilité de l’eau peut devenir un choc sur le système alimentaire. Après des mois de faibles précipitations et de chaleur extrême, une sécheresse sévère et exceptionnelle s’est étendue dans l’Ouest canadien. Dans les Prairies, les rendements agricoles ont baissé de 30 à 40 %. Les agriculteurs ont fait face à de mauvaises conditions de pâturage, à des pénuries d’eau et d’aliments pour le bétail, ainsi qu’à des risques de feux de forêt qui menaçaient les communautés agricoles.

En Saskatchewan, la production agricole de la province a diminué d’un niveau record de 47 % par rapport à l’année précédente. Les récoltes d’avoine et de pois secs ont été réduites de moitié, alors que la production de blé, de canola, de lentilles et d’orge a diminué d’environ 40 %. La Saskatchewan a aussi été la seule province dont l’économie s’est contractée cette année-là, contribuant à un choc du système alimentaire.

Un sol en bonne santé facilite la gestion de l’eau

En agriculture, le sol fait partie du système hydrique. Un sol en santé agit comme une éponge. Il peut absorber la pluie, retenir l’humidité pendant les périodes sèches et réduire le ruissellement lors de fortes pluies. L’agriculture dépend de ces fonctions naturelles pour assurer la production alimentaire à long terme. Par conséquent, lorsqu’un sol est dégradé ou trop sec, puis suivi de fortes pluies, il réagit autrement. L’eau ruisselle plus rapidement, l’érosion augmente, et tant la sécheresse que les inondations ont des conséquences plus graves.

La résilience de l’eau en agriculture est donc aussi une question de gestion du territoire. Protéger la santé des sols, les milieux humides, la biodiversité et les systèmes naturels aide les fermes à mieux gérer les événements météorologiques extrêmes.

 

La sécurité de l’eau, c’est la sécurité alimentaire

L’eau est l’un des intrants les plus importants du système alimentaire canadien. Au-delà de la santé des sols, elle soutient les cultures, le bétail, le secteur de la pêche, la transformation, le transport et les écosystèmes qui rendent la production alimentaire possible.

Pourtant, l’agriculture doit fonctionner dans un climat de plus en plus imprévisible. Cette incertitude croissante touche les systèmes alimentaires de plusieurs façons :

  • La production agricole dépend de précipitations qui deviennent plus irrégulières
  • Les systèmes d’irrigation font face à une demande plus élevée pendant les périodes clés de croissance
  • Les producteurs de bétail dépendent de sources d’eau fiables pour les animaux et la production d’aliments
  • La pêche et les systèmes alimentaires sauvages dépendent d’écosystèmes aquatiques en santé

Sans une stabilité de l’eau, il n’y a pas de stabilité alimentaire. Lorsque l’eau arrive trop tard, trop rapidement ou pas du tout, les impacts se déplacent à travers le système alimentaire entier.

La sécheresse met le système alimentaire canadien sous pression

La sécheresse est l’une des manifestations les plus évidentes de l’instabilité de l’eau dans l’agriculture.

En 2025, Agriculture et Agroalimentaire Canada a indiqué que la sécheresse demeurait le risque agricole lié au climat le plus important au pays. En septembre, 85 % du territoire agricole canadien était touché par la sécheresse, incluant 67 % en sécheresse modérée à extrême.

Ces conditions ont des effets qui vont bien au-delà des cultures dans les champs. Les sécheresses réduisent les rendements, augmentent les coûts d’alimentation du bétail et limitent l’approvisionnement en eau. Elles alimentent aussi les feux de forêt en asséchant les sols et la végétation. Lorsque les plantes et les arbres perdent leur humidité ou meurent, ils ajoutent du combustible aux territoires, ce qui rend les feux plus faciles à déclencher et plus difficiles à maîtriser.

 

La pression financière sur les agriculteurs

Les conséquences économiques sont déjà visibles. Selon un sondage de l’UPA, 42 % des entreprises agricoles ont déclaré une perte nette, tandis que 52 % risquaient de ne pas pouvoir respecter leurs obligations financières. Pour les fermes de nouvelle génération, ce chiffre a atteint 67 %.

La sécheresse a aussi accru la pression sur les assurances dans le secteur. L’Institut climatique du Canada note que la sécheresse a contribué à une hausse de 450 % des paiements d’assurance-récolte au Canada, qui sont passés de 890 millions de dollars en 2018 à 4,9 milliards de dollars en 2022.

Lorsque l’eau devient moins fiable, les agriculteurs sont souvent les premiers à en ressentir les effets. Mais ils ne sont pas les seuls. C’est tout le système alimentaire qui est perturbé.

Que se passe-t-il lorsque les systèmes d’eau échouent ?

Lorsque l’instabilité de l’eau traverse le système alimentaire, elle devient un facteur direct de la hausse des prix des aliments, menace les moyens de subsistance des agriculteurs et augmente le coût de la vie des ménages. Elle influence la capacité de produire des aliments de façon fiable, de les transporter efficacement et de les garder abordables.

Lorsque des événements météorologiques violents exercent une pression sur des systèmes d’eau déjà fragilisés, les impacts se répercutent rapidement de la ferme à notre assiette :

  • La baisse des rendements agricoles met de la pression sur l’approvisionnement
  • La hausse des coûts de production contribue à la hausse des prix des aliments
  • Les infrastructures endommagées perturbent le transport, la transformation et la distribution
  • Le stress sur les écosystèmes aquatiques affecte la pêche, les sources de nourriture sauvage et la biodiversité

Pour les ménages, ces pressions arrivent à un endroit bien connu : la facture d’épicerie. L’insécurité alimentaire est déjà un enjeu majeur au Canada. En 2025, 24 % des personnes au Canada vivaient dans un ménage en situation d’insécurité alimentaire, ce qui représente environ 9,8 millions de personnes.

 

      Tableau : PROOF – Source : Statistique Canada Tableau 13-10-0834-01

L’opportunité pour les fondations

Le Canada possède les connaissances et l’innovation nécessaires pour répondre à l’instabilité de l’eau en agriculture. Ce qu’il faut maintenant, c’est de l’échelle, de la coordination et du capital.

Des investissements ciblés peuvent aider à accélérer l’innovation, notamment l’agriculture de précision, les technologies efficaces en eau, la surveillance de la sécheresse, les systèmes d’alerte précoce et les outils qui aident les agriculteurs à prendre de meilleures décisions grâce à de meilleures données. Ils peuvent aussi aider à relier des secteurs qui travaillent trop souvent séparément : l’eau, l’agriculture, la sécurité alimentaire, la résilience climatique et les moyens de subsistance des agriculteurs.

Grâce au Canada Water Security Funders Group, les fondations sont particulièrement bien placées pour renforcer la sensibilisation, soutenir la collaboration et contribuer à des solutions qui réduisent les risques avant que les communautés soient forcées de répondre à une crise.

Un système alimentaire bâti pour l’avenir

Le système alimentaire canadien dépend d’une eau fiable, présente au bon endroit et au bon moment. Avoir de l’eau n’est pas la même chose qu’avoir une sécurité hydrique. Sans sécurité hydrique, le Canada ne peut pas s’attendre à une sécurité alimentaire durable, à des moyens de subsistance ruraux stables, à des chaînes d’approvisionnement résilientes ni à des aliments locaux et abordables pour les ménages.

En agriculture, l’eau est la base de notre façon de cultiver, de produire, de distribuer et d’accéder aux aliments. Quand elle devient instable, les effets se font sentir dans les fermes, les écosystèmes, les épiceries et les foyers. Protéger l’eau, c’est protéger les personnes, les lieux et les systèmes qui rendent l’alimentation possible.

 

Références

Inondations au Canada : un risque grandissant qui n’est plus que passager

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L’eau façonne le fonctionnement des communautés. Ce que nous pouvons construire. Ce que nous pouvons payer. Comment nous sommes prêts face à un climat de plus en plus instable. Alors qu’avril apporte davantage de pluie, les inondations offrent l’un des exemples les plus clairs de la façon dont les risques liés à l’eau transforment la vie partout au Canada.

L’histoire de l’eau au pays change rapidement. Les inondations, les sécheresses et les phénomènes météorologiques extrêmes exercent une pression croissante sur les communautés à travers le pays et sur des systèmes d’eau déjà sous tension. Les conséquences deviennent de plus en plus difficiles à ignorer. Les inondations endommagent les habitations, perturbent les infrastructures et font augmenter les coûts. Elles accentuent la pression sur les ménages, les municipalités et les assureurs.

La Colombie-Britannique comme signal d’alarme

 La Colombie-Britannique offre un aperçu clair de ce que cela signifie en pratique. Le risque d’inondation dans la province augmente et se répète, sous l’effet à la fois des changements climatiques et des pressions liées à l’utilisation du territoire. En 2024, la province a publié sa stratégie de lutte contre les inondations en C.-B., reconnaissant que les risques d’inondation augmentent et qu’une réponse plus coordonnée et à long terme est nécessaire. Pourtant, la stratégie ne dispose toujours pas du financement d’implémentation nécessaire dans le budget de 2026 pour répondre à l’ampleur des besoins de nombreuses communautés, alors que les avertissements d’inondation, les évacuations et les coûts de rétablissement continuent d’augmenter.

La situation en C.-B. montre ce qui se produit lorsque les pressions climatiques, les pressions sur les bassins versants et les pressions sur les infrastructures se rencontrent. Elle reflète aussi une réalité nationale plus large : le risque d’inondation augmente partout au Canada et exige une approche plus proactive.

Le risque des rivières atmosphériques

Une raison pour laquelle le risque d’inondation est si sévère en C.-B. est le danger croissant des rivières atmosphériques. Souvent décrite comme une « rivière dans le ciel », une rivière atmosphérique est une longue et étroite bande d’air qui transporte de grandes quantités de vapeur d’eau dans l’atmosphère. Lorsque cette humidité est poussée vers le haut au-dessus des montagnes, elle se refroidit et tombe sous forme de pluie ou de neige intenses. Ces rivières peuvent contribuer à reconstituer les réserves d’eau, mais lorsqu’elles sont puissantes, elles peuvent aussi provoquer de fortes précipitations, des inondations, des glissements de terrain et des dommages étendus. Entre-temps, les changements climatiques les rendent plus fréquentes et plus intenses.

La C.-B. a déjà vu à quel point ces événements peuvent être destructeurs. En octobre 2024, une rivière atmosphérique de catégorie 4 a frappé le Lower Mainland, causant la mort de cinq personnes. Dans la vallée du Fraser, Ned Murray, de la Première Nation de Sumas, affirme que la réponse n’est pas de lutter contre l’eau, mais d’apprendre à vivre avec elle. Dans ce paysage, les inondations sont naturelles, mais les changements climatiques les rendent plus graves. Le défi consiste à répondre plus intelligemment en repensant les infrastructures, en restaurant les fonctions écologiques et en respectant l’importance culturelle de l’eau pour les peuples qui vivent avec elle depuis le plus longtemps.

Schéma pédagogique d'une rivière atmosphérique montrant les étapes : évaporation de l'air chaud des tropiques, condensation en altitude, et fortes précipitations causant inondations et glissements de terrain.

 

Pourquoi les inondations deviennent plus fréquentes et plus destructrice

Les inondations deviennent plus fréquentes pour des raisons environnementales, mais aussi pour des raisons humaines. À mesure que les températures augmentent, un air plus chaud peut contenir davantage d’humidité. Cela signifie que les tempêtes peuvent déverser des pluies plus abondantes sur des périodes plus courtes. Le résultat est une pression accrue sur les rivières, les systèmes de drainage, les routes et les infrastructures bâties. Les inondations sont déjà le risque naturel le plus fréquent et le plus coûteux au Canada, et les changements climatiques aggravent ces impacts. Les dommages causés par les inondations au Canada sont estimés entre 2 et 5 milliards de dollars par année.

Les activités humaines aggravent les inondations. D’ailleurs, le risque d’inondation commence en amont : dans les milieux humides, les forêts, les têtes de bassin et les plaines inondables. Lorsque les milieux humides sont asséchés, que les lacs sont modifiés et que les forêts sont fortement coupées, le territoire perd une partie de sa capacité naturelle à absorber l’eau. C’est pourquoi les inondations ne peuvent pas être comprises uniquement comme un phénomène météorologique. Elles sont aussi façonnées par l’utilisation du territoire, les choix en matière d’infrastructures et l’espace que nous laissons à l’eau pour circuler.

Les inondations représentent aussi un risque financier

 Le risque lié à l’eau n’est plus épisodique. Il est systémique, et il redéfinit la stabilité financière du Canada. Les inondations et les tempêtes sont désormais des facteurs majeurs de pertes assurées au Canada. En même temps, l’augmentation de l’exposition exerce une pression accrue sur les ménages, les communautés, les assureurs, les systèmes de logement et les budgets municipaux. Les primes d’assurance ont augmenté de 31 % depuis 2021, ce qui fait de l’instabilité liée à l’eau un facteur direct des marchés de l’assurance, de logements abordables et du risque financier.

 Lorsque les systèmes d’eau échouent, de multiples conséquences en découlent :

  1. L’augmentation des inondations fait grimper les indemnités d’assurance et réduit la disponibilité de couverture
  2. La hausse des coûts d’assurance rend l’accès à la propriété plus coûteuse et accroît le risque hypothécaire
  3. L’échec des infrastructures accroît la dette municipale et le fardeau fiscal des citoyens qui payent leurs taxes
  4. L’exposition répétée aux dommages causés par les inondations peut aussi rendre la valeur des biens immobiliers et des actifs plus volatiles

 Au-delà du fait que les inondations coûtent cher, elles créent un risque cumulatif dans les marchés, les systèmes et les ménages.

Les coûts ne sont pas répartis équitablement

 Les personnes les moins en mesure d’absorber des pertes répétées sont souvent celles qui y sont le plus exposées. Dans les zones à haut risque, l’accès à une assurance abordable devient déjà plus limité. Partout au Canada, environ 10 % des ménages, soit environ 1,5 million de logements, sont fortement exposés aux inondations. En effet, 80 % des villes canadiennes sont construites sur des plaines inondables.

Ces risques touchent particulièrement les communautés rurales, nordiques et autochtones. Les écarts persistants en matière d’infrastructures et le sous-investissement historique ont laissé plusieurs de ces communautés plus fortement exposées et moins en mesure de se rétablir. Les communautés des Premières Nations sont touchées de manière disproportionnée par les inondations, souvent parce que les infrastructures de protection contre les inondations sont inadéquates ou que des déficits d’infrastructures plus larges ne sont toujours pas résolus. Les inondations saisonnières continuent de mettre des communautés en danger partout à travers le pays.

Maison inondée entourée d'eaux de crue, symbolisant l'impact destructeur des inondations sur les habitations et les infrastructures.

 

Ce qui doit changer

Si le risque d’inondation commence en amont, alors les solutions doivent aussi commencer là. Cela signifie aller au-delà de l’intervention d’urgence et investir plus tôt dans la prévention, la résilience et de meilleures décisions d’aménagement du territoire. Cela signifie protéger les milieux humides et les plaines inondables, renforcer la gestion des bassins versants, améliorer la cartographie des zones inondables, moderniser les infrastructures essentielles et soutenir les solutions fondées sur la nature.

Cela signifie aussi changer notre approche. Nous ne pouvons plus continuer à traiter l’eau comme une ressource abondante et les inondations comme une perturbation temporaire. Cela inclut l’intégration des savoirs autochtones et l’écoute des communautés qui comprennent depuis longtemps comment l’eau se déplace, où elle a besoin d’espace et ce qui se passe lorsque cette réalité est ignorée. 

L’opportunité pour les fondations

 Les fondations qui travaillent dans les domaines du logement, de la santé, de la résilience économique, des infrastructures et du bien-être communautaire agissent déjà en aval des enjeux liés à l’eau. L’occasion consiste maintenant à agir plus en amont, là où le levier est plus important. 

 

Canada has the knowledge and tools to reduce water-driven financial risk. What is needed now is coordination, scale, and early investment. Through the Canada Water Security Funders Group, foundations have an opportunity to help catalyze the solutions, partnerships, and investment needed to strengthen resilience across communities. This challenge is solvable, but only with the right coordination, capital, and commitment. 

Le Canada possède les connaissances et les outils nécessaires pour réduire le risque financier lié à l’eau. Ce qu’il faut maintenant, c’est de la coordination, de l’ampleur et des investissements précoces. Grâce au Canada Water Security Funders Group, les fondations ont l’occasion d’aider à catalyser les solutions, les partenariats et les investissements nécessaires pour renforcer la résilience des communautés. Ce défi peut être relevé, mais seulement avec la bonne coordination, le bon capital et le bon engagement.

De l’abondance en eau à la sécurité hydrique

Avoir de l’eau n’est pas la même chose qu’avoir une sécurité hydrique. Le Canada l’apprend à travers les inondations. Sans sécurité hydrique, les communautés ne peuvent pas compter sur la sécurité du logement, la stabilité de l’assurance, la résilience des infrastructures ni la stabilité financière à long terme.

Et ceci est la leçon plus profonde que les inondations nous enseignent. L’eau n’est pas une variable en arrière-plan dans les systèmes financiers. Il s’agit d’un risque climatique qui est devenu en même temps un risque économique, un risque communautaire et un risque d’équité financière. Ce qui viendra ensuite dépend d’investissements précoces, d’actions en amont et de traiter la sécurité hydrique comme le fondement de communautés résilientes.

Un banc public englouti par les eaux déchaînées d'une inondation, symbolisant l'impact des risques liés à l'eau sur les communautés

Références

 

Quand les rivières meurent de soif, un signal d’alarme pour tout le Québec.

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Cet été, les rivières du Québec n’ont jamais eu aussi soif. Dans plusieurs régions, les lits jadis bouillonnants se sont transformés en sillons de pierre craquelée. Les municipalités ont dû rationner l’eau, les puits se sont vidés, les barrages ont peiné à produire et la faune aquatique a lutté pour survivre dans des filets d’eau tièdes et pollués.

Ce n’est plus un simple épisode de sécheresse, c’est un tournant historique. Le Québec, riche de ses milliers de lacs et rivières, découvre qu’il n’est pas à l’abri d’une crise hydrique profonde. L’eau, longtemps perçue comme une ressource inépuisable, devient soudain rare, vulnérable et précieuse.

Face à cette réalité, une question s’impose, jusqu’où laisserons-nous nos rivières s’assécher avant d’agir ? Car derrière chaque débit qui chute se cache bien plus qu’un enjeu environnemental, c’est tout un équilibre économique, social et écologique qui s’effrite.

Contexte climatique et hydrologique, un déficit de précipitations alarmant

Comme l’a mentionné Hugo Duchaine, dans son article du 11 octobre dans le Journal de Montréal, depuis le début de l’été, plusieurs régions du Québec ont enregistré un déficit de pluie de 30 à 50 % par rapport aux normales saisonnières. En septembre, on n’a mesuré que 50 mm de pluie dans certaines zones, comparativement à une moyenne habituelle de 140 mm, ce qui met une pression forte sur les lacs, les rivières et les nappes souterraines. 

Selon le projet hydrologique CASCADES, les épisodes de bas débit (étiages) deviendront plus marqués à l’avenir à cause des changements climatiques, perturbant le cycle de l’eau entre les saisons. Le gouvernement du Québec suit de près ces changements via ses systèmes de suivi des niveaux d’eau et des débits, modulés selon différents scénarios climatiques pour les horizons 2050 et 2080.

La sécheresse ne frappe pas seulement les surfaces: les nappes phréatiques, essentielles à de nombreux puits privés, sont aussi affectées. Dans l’est du Québec, des propriétaires de puits doivent composer avec des réserves d’eau presque épuisées. 

Bref : le Québec connaît un déficit hydrique persistant, qui érode les marges de sécurité de ses rivières et de ses ressources en eau souterraine.

 

Les manifestations visibles dans le paysage québécois

Les effets sont désormais visibles dans le paysage quotidien :

  • Rivières à sec, lits exposés : certains cours d’eau se tarissent pratiquement, laissant apparaître des lits de rivière asséchés.

  • Puits à sec : des municipalités rurales, notamment en Gaspésie, voient des puits privés ne plus produire suffisamment d’eau.

  • Approvisionnement municipal compromis : en milieu urbain, la sécheresse rend plus difficile l’alimentation des aqueducs en eau brute. Le manque de dilution dans les rivières et l’usine de traitement accroît les coûts de potabilisation.

  • Restrictions d’usage de l’eau : plusieurs municipalités recommandent ou imposent de limiter l’usage extérieur de l’eau (arrosage, lavage, remplissage de piscines…) aux besoins essentiels.

  • Agriculture fragilisée : les agriculteurs éprouvent des difficultés d’irrigation en raison de débits trop faibles dans les rivières.

  • Impacts sur Hydro-Québec : la sécheresse affecte la production d’électricité et la gestion des barrages, puisque l’approvisionnement en eau est un facteur clé dans le fonctionnement hydraulique.

  • Faune aquatique en danger : les poissons et invertébrés dépourvus d’habitat suffisant souffrent du manque d’eau et de la montée de la température et de la concentration de polluants dans les bassins restreints.

La sécheresse exacerbe ainsi les vulnérabilités déjà présentes dans le réseau hydrique québécois.

Derrière la sécheresse, une tempête de causes humaines et naturelles

Si les rivières du Québec s’assèchent aujourd’hui, ce n’est pas seulement la faute du climat. Une série de facteurs interconnectés, certains naturels, d’autres directement liés à nos choix collectifs, amplifient la crise et fragilisent l’équilibre hydrique du territoire.

Le réchauffement climatique agit d’abord comme un accélérateur. Les vagues de chaleur deviennent plus fréquentes, l’évaporation s’intensifie et les régimes de précipitation se dérèglent. Les périodes sèches s’allongent, et les rivières ont de moins en moins de répit pour se recharger. Selon Ouranos, ces épisodes de déficit hydrique, particulièrement marqués en été, seront appelés à se répéter et à s’intensifier au fil des années.

À ce bouleversement climatique s’ajoute la pression humaine. Lorsque le débit d’une rivière diminue, sa capacité naturelle à diluer les effluents s’effondre. Les rejets municipaux et industriels deviennent alors plus concentrés, rendant le traitement de l’eau plus complexe et plus coûteux. En parallèle, la demande en eau continue d’augmenter : l’agriculture, l’industrie et les municipalités puisent dans des réserves déjà fragiles. Le Bulletin des agriculteurs souligne d’ailleurs que les prélèvements dans les eaux de surface sont souvent sous-estimés, ce qui empêche d’avoir une image complète de la situation réelle.

Les transformations du territoire amplifient encore le problème. L’urbanisation, la déforestation, la construction de routes ou de barrages modifient profondément la dynamique naturelle des bassins versants. Ces aménagements réduisent la capacité du sol à absorber et retenir l’eau, accélèrent le ruissellement et limitent la recharge des nappes phréatiques. Résultat : les rivières deviennent plus vulnérables aux variations de température et de précipitations.

À tout cela s’ajoute un dangereux effet domino. Le projet CASCADES a montré comment une sécheresse prolongée provoque une série de conséquences en chaîne : les débits chutent, les habitats aquatiques disparaissent, la capacité d’auto-épuration des rivières s’effondre, et la biodiversité s’affaiblit. Chaque maillon fragilisé accentue la pression sur les autres, jusqu’à menacer la stabilité globale du système.

Derrière la sécheresse actuelle se cache donc une réalité beaucoup plus complexe. Le Québec fait face à une combinaison de causes climatiques, humaines et structurelles qui, ensemble, redessinent la relation que nous entretenons avec l’eau. Une crise silencieuse, mais lourde de conséquences, qui nous rappelle à quel point nos gestes, nos infrastructures et nos décisions collectives influencent le cycle vital des rivières.

 

Les conséquences à court et à long terme

Les impacts de cette situation sont multiples :

  • Sur la santé et l’accès à l’eau potable : dans certaines municipalités, l’eau potable devient plus coûteuse, plus difficile à sécuriser, ou même déficiente en quantité ou qualité.
  • Sur l’économie locale : les agriculteurs, les municipalités rurales, les commerces et industries dépendent de l’eau ; une rupture d’approvisionnement ou des coûts élevés peuvent fragiliser l’économie.
  • Sur la biodiversité et les écosystèmes : les espèces aquatiques, notamment les poissons « sentinelles », sont menacées. Le fonctionnement global des écosystèmes riverains est perturbé.
  • Sur le potentiel hydroélectrique et la gestion des barrages : des débits réduits peuvent limiter les opportunités de production ou la flexibilité des réservoirs. 
  • Sur la résilience à l’avenir : un assèchement récurrent et amplifié fragilise les infrastructures hydriques et la gouvernance de l’eau.

Des initiatives et solutions déjà à portée de main

Heureusement, des pistes d’action émergent pour contrer ou du moins atténuer ces effets :

  • Surveillance et modélisation hydrique : les outils de suivi des débits (comme ceux du gouvernement du Québec) permettent d’anticiper les épisodes critiques et d’orienter les interventions.

  • Restauration écologique des rivières : la réhabilitation des berges, la restauration des zones humides riveraines et la réduction des perturbations sédimentaires renforcent la capacité naturelle des rivières à mieux tenir l’eau.

  • Meilleure gestion des prélèvements et redevances : réglementer et mieux inventorier les usages d’eau (agriculture, industrie, municipal) pour éviter les prélèvements excessifs en période critique.

  • Optimisation des infrastructures : moderniser les systèmes de traitement de l’eau, appliquer des pratiques d’économie (réduction des pertes, recyclage) et adapter les barrages pour mieux moduler les flux.

  • Mobilisation et coordination : les fondations, les gouvernements, les municipalités et les communautés locales doivent collaborer.

  • Sensibilisation et changement de comportement : inciter les citoyens à limiter les usages non essentiels de l’eau (arrosage, lavage, remplissage) surtout en période de crise. 

La Fondation de Gaspé Beaubien mise sur l’innovation pour propulser chacune de ces pistes de solutions en soutenant AquaAction, qui donne aux innovateurs et aux entrepreneurs les moyens de développer et de déployer des technologies de pointe dans le domaine de l’eau.

Ces solutions à la crise de l’eau servent à mesurer, traiter, recycler, conserver ou protéger l’eau douce, qu’il s’agisse d’irrigation intelligente dans le domaine de l’agriculture, de réutilisation industrielle, de détection de fuites en milieux urbains ou de lutte contre les contaminants. Elles alimentent tous les secteurs : manufacturier, énergie, agriculture, IA et même défense.

L’eau comme fil conducteur d’un avenir résilient

La sécheresse des rivières n’est pas un phénomène isolé, elle est le symptôme de dynamiques plus larges liées au climat, à l’aménagement du territoire et à la gouvernance de l’eau. Au Québec, l’ampleur de la sécheresse actuelle impose de repenser notre rapport à l’eau comme ressource fragile, précieuse et interconnectée.

La Fondation de Gaspé Beaubien s’est donné pour mission de faire reconnaître la sécurité de l’eau comme un enjeu de sécurité nationale et d’agir comme catalyseur pour faire déployer à grande échelle des solutions durables et novatrices à cette crise sans précédent. Car résoudre ce défi exige des alliances entre acteurs, des solutions innovantes, des politiques cohérentes et la mobilisation des parties prenantes.

 

Références

 

Prévenir et gérer les conséquences des changements climatiques

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Exemples des conséquences des changements climatiques

Feux de forêt et inondations, canicules et pluies diluviennes… Individus et collectivités font aujourd’hui face aux nombreuses conséquences des changements climatiques. C’est l’un des défis les plus pressants et complexes. Les signes de ces changements sont déjà visibles à travers le globe. Face à cette réalité, il est impératif de prendre des mesures concrètes pour prévenir et gérer les conséquences de ces changements qui vont s’intensifier dans le futur. 

Les conséquences des changements climatiques sont déjà présentes!

Les conséquences des changements climatiques sous diverses formes font déjà partie de la vie de tous les jours. Chaque saison voit son lot de risques climatiques et d’événements variés augmenter tous les ans. Des tempêtes plus fréquentes et intenses aux sécheresses prolongées, en passant par les vagues de chaleur meurtrières et la couverture de neige inadéquate, les feux de forêt et les inondations… Ces événements ne sont plus des prédictions lointaines, mais une réalité tangible qui affecte notre quotidien et notre environnement de manière significative.

Joanna Eyquem, membre de l’équipe de direction du Centre Intact d’adaptation au climat, expliquait à La Presse : « Les risques climatiques ne sont pas un problème environnemental futur, ils sont un problème financier et social pressant. Les secteurs public et privé doivent agir. »

Une prise de conscience collective est nécessaire

Face à ces nombreux défis, une prise de conscience collective est indispensable. Il est impératif que chacun comprenne l’urgence d’agir pour préserver la planète et assurer un avenir viable aux générations futures. Cela nécessite des actions concrètes et coordonnées à tous les niveaux, du citoyen engagé aux politiques nationales et internationales.

L’importance de la préservation et la gestion de l’eau

Au cœur des efforts pour l’adaptation aux changements climatiques se trouve la préservation et la gestion de l’eau douce. L’eau est un élément vital pour toutes les formes de vie sur Terre, et sa disponibilité et sa qualité sont directement menacées par les effets des changements climatiques.

La préservation et la gestion de l’eau douce ne sont pas seulement des enjeux locaux, mais des défis mondiaux qui touchent tous les aspects de notre vie, de l’environnement à l’économie en passant par la santé. En adoptant des pratiques durables et en investissant dans des infrastructures adaptées, nous pouvons contribuer à préserver cette ressource vitale pour les générations actuelles et futures. 

Bien que de nombreux intervenants et parties prenantes en aient fait leur preuve dans le cadre de l’Étude sur l’eau douce au Canada du Comité permanent de l’Environnement et du Développement Durable, le budget fédéral 2024 n’a pas mis l’accent souhaité sur les questions clés de la sécheresse, des inondations et de l’approvisionnement en eau.

Prévenir plutôt que guérir : la gestion des urgences ne suffit pas

Face aux défis climatiques, il est essentiel d’adopter une approche proactive axée sur la prévention plutôt que sur la réaction aux crises. La gestion des urgences est cruciale, mais elle ne peut pas à elle seule résoudre les problèmes à long terme. Il est temps d’investir dans des mesures préventives et d’anticipation pour atténuer les effets néfastes des changements climatiques sur nos ressources en eau.

Nan-b de Gaspé Beaubien, membre du conseil de la Fondation et fondatrice d’AquaAction, explique : « Un engagement axé exclusivement sur la gestion des urgences et la formation des pompiers n’est pas suffisant, il faut aussi se préparer en investissant dans des solutions technologiques innovantes qui pourront, par exemple, fournir l’eau nécessaire à la lutte contre les incendies sans compromettre les stocks d’eau pour les citoyens »

3.1. Comment se préparer aux inondations?

Les inondations sont l’une des conséquences les plus visibles des changements climatiques, avec des précipitations extrêmes de plus en plus fréquentes. Pour s’y préparer, il est nécessaire de renforcer les infrastructures de drainage, de revoir l’aménagement urbain pour limiter les zones à risque, et d’éduquer la population sur les comportements à adopter en cas d’inondation.

« Pour mieux prévenir les inondations, nous devons prioriser des solutions basées sur la nature dans tous les milieux et de façon systématique. Par exemple, en construisant plus de toits verts, plus de parcs sans revêtement imperméable, plus d’aménagement riverain où on laisse la nature végétaliser nos berges, etc… On doit être ingénieux, innovants et créatifs. », explique Dominique Monchamps, directrice générale de la Fondation et coordonnatrice de la Coalition canadienne pour des eaux saines.

3.2. Comment diminuer les risques de feux de forêt?

Les feux de forêt sont un autre fléau exacerbé par les conditions climatiques plus chaudes et sèches. Pour réduire ces risques, il est crucial de mener des campagnes de sensibilisation sur la prévention des incendies, de mettre en place des mesures de gestion des combustibles forestiers, et d’améliorer la coordination des services d’urgence pour une intervention rapide et efficace.

Les experts du programme Intelli-Feu (ou FireSmart, en anglais) recommandent notamment l’élimination de tout combustible dans un rayon de 0 à 1,5 mètre. Il faudrait également éliminer tous les résineux dans un rayon de 10 mètres autour de la maison, et, dans un rayon de 10 à 30 mètres, les conifères devraient être élagués et espacés de façon à ce qu’il y ait au moins cinq mètres entre chaque arbre.

Évidemment, ces mesures limitent les risques, mais ne les éliminent pas entièrement. « Il faut prendre conscience qu’on habite dans un environnement où il y a des feux de forêt, que des mesures de prévention comme celles-ci peuvent aider, mais qu’il se peut qu’on doive quand même évacuer à cause de la fumée, par exemple, ou parce qu’un incendie devient incontrôlable », souligne la chercheuse émérite Sylvie Gauthier.

3.3. Comment se préparer aux chaleurs extrêmes?

Les vagues de chaleur extrêmes deviennent de plus en plus fréquentes, mettant en danger la santé et le bien-être des populations vulnérables. Pour se préparer à ces épisodes, il est essentiel de renforcer les infrastructures de santé, d’offrir des espaces de rafraîchissement accessibles à tous, et de sensibiliser sur les mesures à prendre pour se protéger de la chaleur excessive.

Trois étapes pour une protection rentable des habitations contre les inondations par le Centre Intact d’adaptation au climat Trois étapes pour une protection rentable: maison Intelli-feuMC  par le Centre Intact d’adaptation au climat 
Trois étapes pour une protection rentable des habitations contre la chaleur extrême par le Centre Intact d’adaptation au climat

Vers un avenir résilient : Agir ensemble face aux changements climatiques

La prévention et la gestion des conséquences des changements climatiques sont des défis majeurs qui exigent une action collective et coordonnée. En mettant l’accent sur la préservation et la gestion de l’eau douce, en adoptant des mesures préventives et en se préparant aux impacts inévitables, nous pouvons tous contribuer à créer un avenir plus résilient et durable pour tous. La lutte contre les changements climatiques ne peut plus être repoussée, elle doit devenir notre priorité dès maintenant.

Comprendre l’Étude sur l’eau douce au Canada

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La préservation et la meilleure gestion de l’eau douce à travers le Canada sont des enjeux cruciaux qui nécessitent l’engagement de nombreuses parties prenantes, y compris les instances gouvernementales à tous les échelons. En mars 2023, le Comité permanent de l’Environnement et du Développement Durable a annoncé le lancement d’une étude exhaustive sur le rôle du gouvernement fédéral dans la protection et la gestion des ressources en eau douce du Canada. Un an plus tard, le comité a reçu 39 mémoires et entendu 145 témoins afin d’évaluer la situation de l’eau douce au Canada et les actions suggérées par les experts rencontrés.

Qu’est-ce que le Comité permanent de l’environnement et du développement durable?

Le Comité permanent de l’environnement et du développement durable est une instance parlementaire qui joue un rôle crucial dans l’examen des questions environnementales et du développement durable au Canada. Composé de membres de différents partis politiques, le comité est chargé d’étudier et de formuler des recommandations sur des questions telles que la conservation de la biodiversité, les changements climatiques et, dans le cas qui nous intéresse aujourd’hui, l’eau douce.

Qui siège sur ce Comité? 

Le Comité permanent de l’environnement et du développement durable est composé de 12 députés. Les 12 membres sont issus des différents partis politiques canadiens. 

  • Francis Scarpaleggia, Libéral
  • Dan Mazier, Conservateur
  • Monique Pauzé, Bloc Québécois
  • Shafqat Ali, Libéral
  • Sophie Chatel, Libéral
  • Laurel Collins, NPD
  • Gérard Deltell, Conservateur
  • Michael Kram, Conservateur
  • Branden Leslie, Conservateur
  • Lloyd Longfield, Libéral
  • Leah Taylor Roy, Libéral
  • Adam van Koeverden, Libéral

Qu’est-ce que l’Étude sur l’eau douce au Canada?

L‘Étude sur l’eau douce au Canada entreprise par le Comité permanent de l’environnement et du développement durable vise à évaluer le rôle du gouvernement fédéral dans la protection et la gestion des ressources en eau douce du pays. Cette étude examine divers aspects de la gestion de l’eau, y compris la qualité de l’eau, la gestion des bassins versants, la protection des écosystèmes aquatiques,  l’innovation technologique pour faciliter le traitement et/ou la préservation,  la gestion de l’eau  et les politiques de gestion de l’eau.

Le Comité a également écouté les recommandations d’actions de différents témoins et experts de partout au pays, incluant la Fondation de Gaspé Beaubien, AquaAction et plusieurs de nos partenaires.

Témoignages et mémoires

Fondation de Gaspé Beaubien

Afin de faire valoir la cause de l’eau, la Fondation a partagé ses observations et ses conclusions des dix dernières années dans un mémoire intitulé Mesures urgentes à prendre pour accroître et protéger l’innovation en matière de technologie de l’eau au Canada

Nous y proposons cinq recommandations : 

  1. Mettre en place un plan de financement et des programmes de subventions dédiés aux facilitateurs/accélérateurs qui sont au service des jeunes entrepreneurs dans le secteur des technologies de l’eau.
  2. Travailler avec les municipalités et les intervenants pertinents de l’industrie pour créer un cadre qui puisse faciliter l’accès des jeunes innovateurs aux sites de différents plans d’eau et ainsi déployer des projets pilotes en milieu réel.
  3. Mettre en place un partenariat formel et solide entre le Conseil national de recherches Canada et l’Agence canadienne de l’eau, afin d’assurer une meilleure collaboration interministérielle.
  4. Mettre en place des incitatifs fiscaux et des crédits d’impôt pour les entreprises et les investisseurs qui innovent dans le domaine des technologies de l’eau.
  5. Investir dans des programmes d’éducation et de formation axés spécifiquement sur les technologies de l’eau.

AquaAction

Les recommandations d’AquaAction présentées dans son mémoire et dans le témoignage de Soula Chronopoulos, présidente d’AquaAction, portent sur les intérêts nationaux stratégiques du Canada en lien avec l’eau douce et la sécurité économique. 

Madame Chronopoulos a expliqué : «Nous estimons que ces suggestions pratiques et pleines de bon sens devraient figurer dans le programme de tous les partis. Il est temps de traiter la protection de l’eau douce du Canada comme un enjeu à la fois économique et environnemental. Je vais être franche: le secteur canadien des technologies de l’eau doit être considéré comme un élément essentiel de notre stratégie de protection de l’eau douce.»

Water Rangers

Water Rangers est une organisation à but non lucratif qui crée des outils pour la surveillance communautaire de l’eau et offre une plateforme de données ouvertes destinée au public, qui est utilisée par 300 groupes au Canada, aux États-Unis, au Mexique et au Royaume-Uni. Kat Kavanagh, directrice générale de Water Rangers et gagnante d’AquaHacking 2015, a partagé son expérience en matière de collecte de données au Canada et ailleurs dans le monde devant le Comité.

L’entrepreneure a terminé son témoignage avec deux recommandations : « Premièrement, il faut investir dans le leadership et l’innovation en matière de collecte et d’échange de données sur la surveillance de l’eau dans les communautés. Deuxièmement, il faut renforcer la capacité à long terme des communautés de participer à la prise de décisions fondées sur des données probantes concernant leurs cours d’eau locaux. Les communautés sont très attachées à l’eau. »

Coalition canadienne pour des eaux saines

Andrew Stegeman, qui était alors coordonnateur de la Coalition canadienne pour des eaux saines, a également témoigné. Il a profité de l’occasion pour faire cinq recommandations semblables à certains égards à celles de la Fondation.

Selon lui, le gouvernement du Canada devrait : 

  1. Jouer un rôle clé dans la création et la mobilisation des connaissances et des outils nécessaires pour comprendre et prévoir les défis et les possibilités liés à l’eau.
  2. Faire progresser son engagement à l’égard de la réconciliation avec les peuples autochtones en élaborant des voies d’accès et en fournissant des ressources pour la cogestion des eaux partagées avec les nations autochtones.
  3. Prendre des mesures pour renforcer la coopération à l’échelle de la fédération pour la prise de décisions et la gestion communes des eaux.
  4. Donner l’exemple en adoptant une approche qui met l’accent sur l’importance des limites des bassins hydrographiques dans le processus décisionnel.
  5. Accorder la priorité au renouvellement des lois et des politiques fédérales désuètes en matière d’eau; l’accent devrait être mis immédiatement sur le renouvellement de la Loi sur les ressources en eau du Canada, vieille de plus de 50 ans.

Réseau Environnement

Au cours des 60 dernières années, Réseau Environnement est devenu le plus grand rassemblement de spécialistes en environnement au Québec. L’association réunit plus de 2000 experts issus des secteurs public, privé et académique, travaillant dans des domaines tels que l’eau, les déchets, l’air, les changements climatiques, l’énergie, les sols, les eaux souterraines et la biodiversité. Sa présence était donc incontournable pour cette étude.

Dans son mémoire et son témoignage, Réseau Environnement met l’accent sur trois priorités de longue date pour ses membres : 

  1. Le sous-financement des services d’eau. 
  2. Moderniser les installations de traitement des eaux usées. 
  3. Assurer le succès de l’Agence canadienne de l’eau.

L’importance de cette étude pour l’avenir de l’eau

Cette étude revêt une importance capitale pour l’avenir de nos ressources en eau douce. Elle permettra d’identifier les lacunes dans la gestion actuelle des eaux limitrophes et transfrontalières, et de formuler des recommandations pour améliorer la protection et la gestion de ces ressources vitales d’un point de vue fédéral. Le tout sera dans le respect des compétences provinciales.

En prenant en compte les avis d’experts et les données scientifiques, cette étude contribuera à orienter les politiques et les actions du gouvernement fédéral afin de garantir la disponibilité et la qualité de l’eau douce pour les générations futures.

Bref, agissons maintenant pour protéger l’eau douce!

La préservation et la meilleure gestion de l’eau douce sont des objectifs atteignables, mais il est impératif d’agir maintenant et rapidement. Bien que plusieurs aspects de gestion de l’eau relèvent du provincial (et c’est bien ainsi), l’Étude sur l’eau douce au Canada entreprise par le Comité permanent de l’Environnement et du Développement Durable constitue une étape cruciale dans cette direction. 

Les informations rassemblées pourront servir à tous. En tirant parti des connaissances et des recommandations formulées dans le cadre de cette étude, les parties prenantes (provinces, territoires, communautés premières nations, municipalités, OBNL…) pourront œuvrer ensemble pour assurer un avenir durable pour les précieuses ressources en eau douce.

Contribuez vous aussi à la préservation de l’eau douce.

La couverture de neige impacte votre vie et votre environnement!

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The snow cover affects your life and your environment!

Le Canada est doté d’un trésor hivernal qui représente bien plus qu’une simple beauté éphémère (ou une source de frustration pour ceux qui préféreraient l’éviter…). La neige revêt un rôle crucial dans la dynamique environnementale canadienne. Alors que les changements climatiques remodèlent notre monde, la compréhension de la formation et de l’impact de la couverture de neige devient essentielle. Explorons le sujet.

1. Qu’est-ce que la couverture de neige?

La couverture de neige n’est pas simplement une étendue blanche, mais plutôt un mécanisme complexe aux multiples facettes. Comprendre la nature complexe de la couverture de neige est essentiel pour appréhender son impact sur l’environnement canadien. En tant que participant actif dans la chorégraphie météorologique et écologique, la couverture de neige façonne le paysage canadien de manière unique.

  • Formation de la neige : La neige ne se limite pas à des flocons éthérés qui tombent du ciel. Elle se forme à partir de cristaux de glace qui se forment lorsque la vapeur d’eau dans l’atmosphère se condense directement en glace. Ces cristaux, variés et délicats, s’assemblent pour créer les flocons qui forment notre couverture de neige.
  • Stratification de la couverture : La couverture de neige n’est pas uniforme. Elle se stratifie au fil des précipitations successives, créant des couches distinctes de différents types de neige. Les météorologues peuvent analyser ces strates pour obtenir des informations sur les conditions météorologiques passées, une sorte d’archive naturelle inscrite dans la neige.
  • Isolation thermique : La neige agit comme un isolant thermique naturel. Elle emprisonne de l’air entre ses cristaux, formant une barrière qui protège le sol et les plantes des températures extrêmes. Cette propriété est cruciale pour la survie de la vie végétale et animale pendant les hivers rigoureux.
  • Réflexion de la lumière solaire : La blancheur de la neige reflète une grande partie de la lumière solaire, contribuant à maintenir des températures plus basses dans les régions enneigées.
  • Évolution au fil de la saison : La couverture de neige n’est pas statique. Elle évolue, fondant au printemps et se reformant en hiver. Cette dynamique saisonnière influence non seulement les conditions météorologiques locales, mais aussi les cycles biologiques de nombreuses espèces.

Comprendre la nature complexe de la couverture de neige est essentiel pour appréhender son impact sur l'environnement canadien.

2. Pourquoi est-ce important?

La couverture de neige joue un rôle crucial dans la préservation de l’eau au Canada. En agissant comme une réserve d’eau pour les rivières, elle soutient non seulement les écosystèmes aquatiques, mais également des secteurs clés tels que l’agriculture et la production d’énergie hydroélectrique.

Les changements dans la couverture de neige ont donc d’importantes conséquences sur les systèmes écologiques et humains. Par exemple, la fonte de la glace et de la neige des manteaux neigeux en montagnes est cruciale pour une multitude de secteurs, dont les écosystèmes aquatiques, l’agriculture, la production d’énergie hydro-électrique et les activités de loisir.

3. De grandes répercussions

Les changements climatiques affectent la durée et la qualité de la couverture de neige. Des questions telles que la fonte prématurée ou le déplacement des masses de neige deviennent des préoccupations cruciales, influençant la disponibilité de l’eau douce, les schémas météorologiques et les milieux de vies des humains comme des animaux.

  • Altération des habitats fauniques :

La couverture de neige agit comme une couverture protectrice pour de nombreux animaux pendant l’hiver. Les lièvres arctiques, par exemple, se fondent dans le paysage enneigé pour échapper aux prédateurs. Cependant, des changements dans la couverture de neige peuvent perturber ces stratégies de camouflage, exposant les animaux à un risque accru de prédation. De plus, la fonte précoce peut compromettre la disponibilité des ressources alimentaires, impactant directement la faune.

La couverture de neige influence la faune et la flore.

  • Changements dans les précipitations et inondations :

La couverture de neige joue un rôle crucial dans le cycle de l’eau. En fondant lentement, elle libère progressivement de l’eau dans les rivières et les lacs, régulant ainsi les régimes de précipitations. Les changements dans la couverture de neige peuvent entraîner une fonte plus rapide, augmentant le risque d’inondations printanières. D’un autre côté, une diminution de la couverture de neige peut conduire à une diminution des réserves d’eau douce disponibles.

  • Influences sur la biodiversité :

Les écosystèmes dépendent souvent de cycles saisonniers bien définis pour maintenir leur équilibre. La couverture de neige, en tant que partie intégrante de ces cycles, influence la biodiversité. Des variations dans la durée de la couverture neigeuse peuvent affecter la croissance des plantes, la migration des oiseaux et le comportement des insectes. Ces changements peuvent avoir des répercussions en cascade, perturbant l’ensemble de l’écosystème. 

  • Impacts sur la qualité de l’eau :

La couverture de neige agit comme une éponge géante, filtrant les impuretés atmosphériques et la pollution. Avec sa fonte, elle libère cette eau filtrée dans les cours d’eau, contribuant à maintenir une qualité d’eau élevée. Les changements dans la couverture de neige peuvent altérer ce processus, affectant la pureté de l’eau et compromettant les écosystèmes aquatiques ainsi que la disponibilité d’eau potable pour les communautés locales.

  • Impacts sur les écosystèmes aquatiques :

La température et la quantité d’eau libérée par la fonte de la neige peuvent avoir des effets significatifs sur les écosystèmes aquatiques. Ces changements peuvent affecter la reproduction des poissons, la croissance des algues et d’autres organismes aquatiques, modifiant ainsi l’équilibre délicat des écosystèmes d’eau douce.

Couverture de neige et eau douce sont étroitement liées

Le Canada, pays de neige par excellence, est en train de voir son manteau blanc subir des transformations sans précédent. En ces temps de changements climatiques, il devient impératif de préserver et d’étudier ce trésor hivernal pour les générations futures. La neige, bien plus qu’une simple météo, devient un indicateur précieux des défis environnementaux qui se profilent à l’horizon canadien. La couverture de neige et l’eau douce sont étroitement liées, et toute perturbation dans la première a des répercussions directes sur la disponibilité, la qualité et la régulation des ressources en eau douce, incluant l’état des lacs du Québec. Ces liens soulignent l’importance cruciale de comprendre et de surveiller la couverture de neige dans le contexte plus large de la gestion durable des ressources hydriques. Une autre expertise nécessaire dans la préservation de l’eau.

 La couverture de neige impacte l'eau douce partout au pays.

 

Découvrez comment vous pouvez contribuer à la préservation de l’eau douce.

Valoriser l’entrepreneuriat avec le Musée de Gaspé Beaubien

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Philippe de Gaspé Beaubien en tournage pour le Musée de Gaspé Beaubien

Le Canada possède une riche histoire de l’entrepreneuriat. Malheureusement, elle est bien peu connue. Pour continuer d’innover et d’évoluer, les innovateurs d’aujourd’hui ont pourtant besoin de comprendre le passé et les personnes qui l’ont marqué. Fière de son implication entrepreneuriale multigénérationnelle, la famille de Gaspé Beaubien a donc décidé de se lancer dans la valorisation et la vulgarisation de cette histoire entrepreneuriale avec une expérience virtuelle : le Musée de Gaspé Beaubien.

Visitez le Musée de Gaspé Beaubien!

Qu’est-ce que le Musée de Gaspé Beaubien?

Le Musée de Gaspé Beaubien est entièrement virtuel et gratuit. C’est une expérience numérique accessible à tous présentant plus de 400 ans d’histoire par l’entremise des récits biographiques de 10 hommes et femmes ayant fait preuve d’audace et de détermination au fil des décennies.

Le tout est accessible en ligne au museedegaspebeaubien.com. Vous y trouverez des images d’artefacts historiques uniques; cartes, portraits, photographies, œuvres d’art, romans, lettre de noblesse accordée par le Roi Louis XIV… Toutes ces images rendent tangibles les histoires racontées et nous plongent dans le quotidien de ces personnages d’envergure.

Extrait de lettre de noblesse présentée dans le Musée de Gaspé Beaubien

Savoir d’où on vient

Comprendre nos racines est une clé essentielle pour naviguer dans le présent et sculpter notre avenir. Nos ancêtres sont les architectes invisibles détenant les plans de nos origines. Pour Philippe II de Gaspé Beaubien, c’était une source de questionnements identitaires.

« Après la mort de ma mère et la solitude de mon père qui en a résulté, j’ai commencé à questionner ma place dans le monde. Les histoires de mes ancêtres m’ont apporté un sentiment d’identité et je voulais qu’il en soit de même pour mes descendants. J’ai voulu élargir la recherche historique, ce qui m’a amené à engager un historien pour poursuivre les recherches. », explique le patriarche de la famille de Gaspé Beaubien.

Un travail de longue haleine

Au début des années 70, Philippe II de Gaspé Beaubien a engagé l’historienne Hélène-Andrée Bizier pour entamer les recherches et mettre à jour l’histoire de ses ancêtres. Les textes du Musée sont inspirés de l’œuvre de l’historienne, Les six clans de la Maison de Gaspé Beaubien. Parallèlement, il a engagé le Dr Schwarts, « le chercheur de trésor », pour retrouver des objets familiaux qui sont devenus des pièces précieuses pour le musée.

Comme vous le verrez dans le musée : « De Charles Aubert de La Chesnaye, premier millionnaire en Amérique du Nord, à Philippe de Gaspé Beaubien, maire d’Expo 67 et bâtisseur d’un empire médiatique, l’histoire de la famille de Gaspé Beaubien montre que les racines de l’entrepreneuriat au Québec remontent à loin. »

Portraits de certaines des personnalités présentées dans le Musée de Gaspé Beaubien

Des apprentissages pour tous

Au départ, toutes ces recherches généalogiques et historiques étaient un projet personnel de Philippe. Il comptait partager les découvertes avec ses enfants et conserver des artefacts familiaux pour les générations futures, mais sans plus. 

Cependant, plus les membres de la famille en apprennaient, plus ils encourageaient Philippe II à rendre les histoires déterrées publiques. L’opinion des enfants et des petits-enfants était unanime : ces récits et ces apprentissages devaient être partagés. 

« Ces histoires sont tellement intéressantes. Si ça nous sert à nous, ça pourrait aussi servir à d’autres personnes. On peut être fiers de cet héritage alors pourquoi ne pas le partager? » – Philippe III de Gaspé Beaubien

Philippe II explique : « Je me suis personnellement grandement inspiré de mes ancêtres tout au long de mon parcours entrepreneurial. Dans mes grands moments de doutes ou même d’échec, ils m’ont tracé la route pour continuer et persévérer… Si leurs histoires peuvent inspirer ou encourager même seulement une autre personne, ça en vaudra la peine. »

Développez votre esprit entrepreneurial avec le Musée de Gaspé Beaubien!

Avec leurs nombreuses expériences entrepreneuriales (Expo 67, Telemedia, Participaction…), plus de 30 ans d’implication et d’innovation avec la Fondation de Gaspé Beaubien et maintenant le lancement du Musée de Gaspé Beaubien, Philippe II et Nan-b croient plus que jamais en la force commune de la famille et l’opportunité d’apprendre de ses ancêtres. « Selon nous, toutes ces histoires et notre propre expérience sont la preuve de la force de la famille et des valeurs familiales. Pour nous, la famille et l’entreprise ne font qu’un. Nous sommes plus forts ensemble, nous allons plus loin. Vade Ultra. » 

Le Musée de Gaspé Beaubien est l’occasion idéale d’en apprendre plus sur l’histoire de l’entrepreneuriat au Québec et au Canada pour les jeunes et les moins jeunes. Explorez le Musée de Gaspé Beaubien dès maintenant pour développer vos connaissances et inspirer votre esprit entrepreneurial. 

L’état des lacs du Québec expliqué

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Depuis quelques années, l’état des lacs du Québec semble devenir de plus en plus préoccupant.

Le Québec est parsemé de lacs et d’étendues d’eau. Non seulement ils offrent des paysages à couper le souffle, mais ils jouent aussi un rôle vital dans l’équilibre écologique et économique de plusieurs régions. Depuis quelques années, l’état des lacs du Québec semble devenir de plus en plus préoccupant. Qu’en est-il réellement de la santé de ces précieux écosystèmes et de la préservation de l’eau

1. La situation en chiffres

Aujourd’hui, plus de 800 lacs sont membres actifs du Réseau de surveillance volontaire des lacs (RSVL). Les informations disponibles pour le moment concernent cependant 765 lacs. Au total, 204 plans d’eau sont considérés comme préoccupants. Parmi eux, 10 sont considérés comme hyper-eutrophes (pire stade) et 19 sont eutrophes (l’avant-dernier stade).  

L’échelle d’évaluation mentionnée possède sept stades :

  1. ultra-oligotrophe
  2. oligotrophe
  3. oligo-mésotrophe
  4. mésotrophe
  5. méso-eutrophe
  6. eutrophe
  7. hyper-eutrophe

1.1. D’où viennent ces données?

Ces données proviennent du Réseau de surveillance volontaire des lacs. Il s’agit d’un programme du ministère de l’Environnement qui engage activement les riverains de lacs dans l’acquisition de connaissances sur la qualité de l’eau.

Les données collectées permettent de mieux comprendre la dynamique et l’évolution de l’état des lacs du Québec. Elles jouent un rôle essentiel pour les différents organismes de bassin versant et pour les organisations cherchant des solutions pour préserver ces plans d’eau.

Il est cependant important de noter que la surveillance de la qualité des lacs repose encore sur des bases fragiles. Elle dépend en grande partie du travail de bénévoles. De plus, ce n’est qu’une petite fraction des 3,6 millions de plans d’eau douce du Québec qui fait l’objet d’analyses, et environ 35 % des lacs inscrits sont dans les Laurentides.

2. Les menaces qui pèsent sur les lacs du Québec

Les lacs du Québec sont confrontés à un ensemble complexe de menaces qui mettent en péril leur fragile équilibre. Ces menaces sont vastes et variées. En voici un aperçu.

2.1. Eutrophisation

L’eutrophisation est le phénomène par lequel des nutriments s’accumulent dans un milieu. C’est un phénomène naturel s’échelonnant sur des milliers d’années; il devient problématique lorsqu’il se produit trop rapidement. Il est donc important de distinguer l’eutrophisation naturelle s’échelonnant sur des milliers d’années et l’eutrophisation anthropique se produisant en quelques décennies.

Le problème de l’eutrophisation anthropique (c’est-à-dire due aux hommes) se produit lorsque des quantités excessives de nutriments, tels que l’azote et le phosphore, sont introduites dans un lac en grande quantité et très rapidement. Généralement, c’est dû aux activités humaines telles que l’agriculture, la déforestation, l’utilisation de fosses septiques et d’engrais pour pelouses.

Processus d'eutrophisation naturelle vs anthropique

L’eutrophisation engendre une prolifération extrême de plantes aquatiques, notamment des algues, qui consomment l’oxygène dissous dans l’eau. Cela peut entraîner la mort de poissons, de plantes et d’autres organismes aquatiques, perturbant ainsi gravement l’écosystème du lac. Richard Carignan, professeur à l’Université de Montréal, a longuement étudié l’eutrophisation accélérée des lacs. Selon lui, environ 10% des lacs du Québec habités sont touchés. 

2.2. Cyanobactéries

Les cyanobactéries, aussi connues sous le nom d’algues bleu-vert, représentent une autre menace sérieuse pour les lacs du Québec. Elles sont particulièrement actives quand il y a présence de nutriments en excès, c’est-à-dire quand un lac est au stade eutrophe ou hyper-eutrophe.

Lorsque ces micro-organismes prolifèrent trop rapidement atteignent des niveaux élevés, ils peuvent produire des toxines potentiellement dangereuses pour la santé humaine et animale. La baignade et d’autres activités aquatiques ne peuvent plus être pratiquées dans ces plans d’eau. 

Le nombre de signalements pour des cyanobactéries faits au Ministère de l’Environnement par des citoyens est passé de 61 à 265 entre 2019 et 2021. C’est un bond de 334 % en seulement  deux ans. Ces signalements témoignent de la prévalence croissante des algues bleu-vert dans les lacs du Québec et de la nécessité de mesures pour les contrôler.

2.3. Eaux usées

Le problème des eaux usées est un autre facteur de détérioration des lacs au Québec. Les infrastructures de gestion des eaux usées vieillissantes et inadéquates peuvent entraîner des déversements non traités de matières fécales et de produits chimiques dans les lacs, ce qui contribue à la pollution de l’eau.

Plusieurs experts demandent des investissements dans la réparation et l’optimisation de ces infrastructures pour réduire les pertes d’eau potable et les déversements d’eaux usées non traitées dans les écosystèmes. Selon une étude commandée par Réseau Environnement, une telle réduction engendrerait 324 millions de dollars de profits et limiterait la détérioration de l’environnement et des eaux partout au Québec.

Ce n’est pas seulement une responsabilité municipale. Les propriétaires ayant des installations septiques sur leur terrain ont le devoir de veiller à l’entretien de celles-ci et au respect des normes environnementales. C’est entre autres pourquoi des options de système de traitement écoresponsable des eaux usées comme Écoflo sont de plus en plus répandues.

3. Conséquences de la détérioration des lacs du Québec

L’état des lacs du Québec impacte grandement la qualité de vie de plusieurs espèces, incluant les hommes. 

3.1. Impact sur la biodiversité

Lorsque l’état des lacs se détériore en raison de l’eutrophisation, des cyanobactéries et d’autres facteurs, la biodiversité aquatique est mise en péril. Les espèces de poissons, d’invertébrés et de plantes aquatiques qui peuplent ces écosystèmes souffrent du manque d’oxygène ou de la présence de toxines produites par les cyanobactéries.

3.2. Répercussions sur les communautés locales

La qualité de vie des communautés locales est étroitement liée à la santé des lacs. Les populations riveraines sont affectées de différentes manières. L’état des lacs peut rendre la baignade et la pêche moins agréables, voire impossibles. Les cyanobactéries peuvent produire des toxines causant des irritations de la peau, des yeux et de la gorge. Si elle est avalée, l’eau contaminée peut causer des maux de ventre, de la fièvre, de la diarrhée et des vomissements.

La détérioration de l'état des lacs du Québec impacte les communautés locales, les loisirs et l'économie.

3.3. Impact économique

Outre les conséquences environnementales et sociales, la détérioration des lacs a également un impact économique significatif. L’effondrement des industries liées aux lacs, comme la pêche et le tourisme, peut entraîner la perte d’emplois et de revenus pour plusieurs personnes.

L’attrait des propriétés riveraines est aussi touché. Certains propriétaires ont vu la valeur de leur résidence chuter jusqu’à 25 % en raison de la mauvaise santé de leur lac voisin.

Apprenez-en plus sur les conséquences de la pollution de l’eau.

Agir pour améliorer l’état des lacs du Québec

Tous les niveaux de gouvernements ont un rôle à jouer dans la protection des lacs et de l’eau. Cela passe par des investissements dans la surveillance, la réhabilitation des infrastructures et la mise en place de politiques de protection des bassins versants. C’est notamment ce que la Coalition canadienne pour des eaux saines demande. La protection de ces précieux écosystèmes est une responsabilité partagée. Chacun de nous peut contribuer à la préservation de l’eau de nombreuses façons.

« Les lacs du Québec et du Canada sont un trésor naturel inestimable qui mérite d’être protégé pour les générations futures. Il est temps d’agir collectivement pour assurer la santé et la pérennité de ces écosystèmes vitaux. » – Nan-B de Gaspé Beaubien

Nouveaux leaders de la Coalition canadienne pour des eaux saines

By smartbugmedia,
Dominique Monchamp de la Fondation de Gaspé Beaubien et Emily Hines de Forum for Leadership on Water (FLOW) ont pris le rôle de coordonnatrices pour la Coalition canadienne pour des eaux saines.

Depuis le 6 octobre 2023, Dominique Monchamp de la Fondation de Gaspé Beaubien et Emily Hines de Forum for Leadership on Water (FLOW) ont pris le rôle de coordonnatrices pour la Coalition canadienne pour des eaux saines. Toute l’équipe de la Fondation est fière de ces nominations qui permettront de poursuivre le travail de la Coalition. Nous remercions Andrew Stegemann de Our Living Waters qui a tenu le fort pendant les deux dernières années. Son travail est entre bonnes mains et continuera de porter fruit.

Un rôle grandissant pour la Fondation à la Coalition

Grâce à sa position unique liant le Québec au reste du Canada, la Fondation de Gaspé Beaubien tient un rôle de premier plan au sein de la Coalition depuis ses débuts. En 2022, Dominique Monchamp siégeait déjà sur le comité directeur de la Coalition; son implication augmente maintenant en prenant les responsabilités allant avec le rôle de co-coordonnatrice de la Coalition.

Dans un premier temps, son objectif le plus important est de rassembler les parties prenantes du Canada autour des enjeux de l’eau afin de porter un message cohérent et endossé par tous les membres de la Coalition. Pour ce faire, l’écoute et le respect des membres seront les atouts les plus importants. Dans un deuxième temps, Dominique veut assurer une bonne communication entre le Canada anglophone et francophone en surmontant les barrières linguistiques et culturelles. Encore une fois, le partage, l’écoute et le respect seront les valeurs véhiculées tout au long de son mandat.   

« Les membres du conseil d’administration de la Fondation ont approuvé à l’unanimité l’engagement de Dominique à titre de coordonnatrice pour la Coalition. La Fondation soutiendra aussi financièrement les activités de la Coalition. L’union fait la force et les membres de la Coalition canadienne pour des eaux saines l’ont compris. » – Nan-B de Gaspé Beaubien

Un mot de notre directrice générale

« La Coalition canadienne pour des eaux saines est une plateforme très importante pour rassembler sous une même voix les aspirations des groupes terrains de partout au Canada. Je suis convaincue qu’ensemble, nous sommes plus forts et que nous pouvons faciliter les relations avec les différents paliers de gouvernements. Notre travail pour des eaux saines, pour la préservation et la restauration de l’eau douce est essentiel pour notre avenir à tous. » – Dominique Monchamp,
directrice générale de la Fondation de Gaspé Beaubien, conseillère senior pour AquaAction, coordonnatrice de la Coalition canadienne pour des eaux saines

Qu’est-ce que la Coalition canadienne pour des eaux saines?

La Coalition canadienne pour des eaux saines est une alliance non partisane regroupant diverses organisations unies dans un effort commun visant à préserver la santé des eaux douces, couvrant l’ensemble du territoire canadien, des eaux intérieures aux rives côtières. La Fondation de Gaspé Beaubien est un heureux membre de la Coalition canadienne pour des eaux saines depuis ses débuts en 2021.

La Coalition explique : « Il doit s’agir d’un effort de collaboration qui fait appel à tous les ordres de gouvernement, qui fait participer les Canadiens et qui tire parti de la richesse des connaissances scientifiques, écologiques et traditionnelles de la population en matière d’eau. Le gouvernement fédéral a un rôle de premier plan à jouer dans cette transformation, et la Coalition canadienne pour des eaux saines est unie dans son plaidoyer pour que le gouvernement fédéral exerce un leadership affirmé et approprié. »

L’objectif de la Coalition canadienne pour des eaux saines

La Coalition et ses membres veulent atténuer les menaces qui pèsent sur l’eau douce partout au pays et encourager la préservation des eaux saines. Pour cette organisation, cela passe par l’entreprise de trois demandes au gouvernement fédéral.

Les revendications de la Coalition sont clairs :

  • Établir une solide Agence canadienne de l’eau.
  • Renouveler la Loi sur les ressources en eau du Canada vieille de plus de 50 ans.
  • Conclure un investissement historique d’un milliard de dollars sur cinq ans dans le cadre du Plan d’action sur l’eau.

Si les objectifs de la Coalition canadienne pour des eaux saines suscitent votre intérêt et que vous désirez contribuer au changement, nous vous encourageons à visiter le site web et à inscrire votre organisation pour devenir membre de la Coalition.

Unissons-nous pour l’avenir de l’eau!

Vous n’avez pas d’organisation pouvant devenir membre de la Coalition, mais vous partagez tout de même notre motivation pour la préservation de l’eau? Pas de soucis. Vous pouvez contribuer à la préservation de l’eau douce de bien d’autres façons. Soutenez des organismes engagés pour l’eau comme AquaAction, utilisez l’eau intelligemment, sensibilisez vos proches… Chaque geste compte!

Les menaces pesant sur nos réserves d’eau potable incluent les changements climatiques, les infrastructures inadéquates et la surconsommation. En unissant nos efforts, nous pouvons œuvrer à la préservation de cette ressource vitale avant qu’il ne soit trop tard. Préservons les sources d’eau, qu’elles demeurent pures et abondantes, tant pour les générations actuelles que futures.