5000$ à gagner pour un projet visant la préservation de la rivière des Outaouais

By FDGB,

Les organismes et/ou les individus qui travaillent quotidiennement à la protection de la rivière des Outaouais ont jusqu’au vendredi 27 juin prochain pour soumettre un projet en lien avec la préservation de la rivière et courir la chance de remporter une bourse de 5 000 $.
Dans le cadre du projet Mission Rivière, la Fondation de Gaspé Beaubien lance cette initiative intitulée Votons pour la rivière des Outaouais pour améliorer l’état de santé de la rivière, sensibiliser les citoyens et les décideurs sur les enjeux associés à ce cours d’eau et mobiliser ses supporteurs.
« Avec Mission Rivière, nous avons réalisé à quel point l’implication citoyenne peut faire une différence et c’est pourquoi nous invitons tous ceux et celles qui ont à cœur la préservation de la rivière des Outaouais à nous soumettre leur projet, petit ou gros, visant à améliorer la condition de cet important cours d’eau, » souligne Madame Monchamp. « Nous sommes conscients qu’il y a déjà plusieurs organismes et groupes qui sont mobilisés et qui ont à cœur la préservation de cette rivière. Il s’agit en effet d’un enjeu qui nous interpelle tous, que l’on soit riverain ou non et nous sommes fiers de soutenir et d’encourager les initiatives existantes  et toutes celles qui pourraient émerger et contribuer à mieux protéger la rivière des Outaouais. »

Votons pour la rivière des Outaouais

Les projets pour la préservation de la rivière des Outaouais doivent être soumis à http://bit.ly/votonsriviere entre le 20 mai et le 27 juin 2014. Un jury évaluera les candidatures et choisira cinq (5) finalistes qui passeront à la prochaine étape du concours. Du 9 juillet au 8 août, le grand public pourra voter pour le projet de son choix via la page Facebook de Mission Rivière. Le projet recevant le plus de votes se verra décerner une bourse de 5 000 $. Le nom du gagnant sera annoncé le vendredi 29 août.
Cette bourse de 5 000 $ pourra être mise à profit pour une action localisée sur une portion de la rivière des Outaouais ou à un projet qui vise l’ensemble de la rivière. Cette bourse peut aussi bonifier des projets qui impliquent d’autres partenaires financiers.
Les thèmes abordés par les  projets pourront viser :

  • La sensibilisation sur les enjeux de la rivière des Outaouais
  • La mobilisation des jeunes pour la protection de la rivière des Outaouais
  • La sauvegarde des milieux humides entourant la rivière des Outaouais
  • La préservation de la flore et la faune de la rivière des Outaouais
  • L’amélioration de la qualité de l’eau de la rivière des Outaouais

Dates à retenir

Période de soumission des projets : du 20 mai au 27 juin
Sélection de 5 finalistes : du 28 juin au 8 juillet
Présentation des finalistes/Ouverture des votes : du 9 juillet au 8 août
Annonce du gagnant : vendredi 29 août

Pour participer : http://bit.ly/votonsriviere

À propos de Mission Rivière

Le projet Mission Rivière vise à mieux protéger la rivière des Outaouais. La Fondation de Gaspé Beaubien, en partenariat avec Sentinelle Outaouais et Blue Legacy International, tente de mobiliser les politiciens, les leaders influents, les communautés locales et l’ensemble de la population du Québec à la protection de la rivière des Outaouais, l’un des cours d’eau les plus importants au Canada. Cette mission culminera avec un sommet au format novateur : l’AquaHacking en mai 2015.

Bilan annuel 2013 : vidéo de nos réalisations

By FDGB,

La Fondation de Gaspé Beaubien a connu une année 2013 haute en couleurs. Du renouvellement de notre image de marque à la mise sur pied du projet Mission Rivière, en passant par la dernière phase du projet du CSSS des Sommets et une présence importante dans les médias, nous sommes fiers de vous présenter ce bilan des plus complets.

Voici en bref, nos réalisations coup de cœur :

Lancement de la dernière phase du projet de co-gestion médicale en partenariat avec le CSSS des Sommets.
Totalisant un investissement de plus de 50 000 $, ce projet en 6 phases a comme objectif d’impliquer les médecins dans la gestion du CSSS. Pour en savoir plus, lisez notre série d’articles sur toutes les étapes du projet!
Lancement du projet Mission Rivière par les jeunes de la quatrième génération en partenariat avec Sentinelle Outaouais et Blue Legacy.
Voyez les vidéos des expéditions.
Nouveau positionnement pour de la Fondation
Dans le but d’offrir un meilleur rayonnement à nos projets et de mieux véhiculer notre mission, nous avons revu notre image et avons renforcé notre présence en ligne.
N’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires sur l’un ou l’autre de nos projets!

3 actions à implanter pour une meilleure gestion des établissements de santé au Québec (4/5)

By FDGB,

Si vous nous suivez depuis quelques temps, vous devez probablement savoir que la Fondation de Gaspé Beaubien s’active depuis maintenant plusieurs années, conjointement avec le Centre de santé et de services sociaux des Sommets (CSSS des Sommets), à contribuer à l’amélioration du système de santé au Québec.
Pour cela, nous avons mis en place des piliers d’intervention au sein du CSSS des Sommets. Nous vous avons déjà présenté deux de ces piliers dans des articles précédents. Vous pouvez les consulter en cliquant sur les liens suivants :
Pilier #1 – Accueil des médecins
Pilier #2 – Ateliers sur les principes de gestion

La Cogestion comme Modèle d’Intervention

Tout un pan de notre implication conjointe avec le CSSS des Sommets tourne autour du concept de cogestion. Ce modèle de gestion est très pertinent pour les hôpitaux, les CLSC et les centres d’hébergement, car les médecins ET les gestionnaires sont appelés à travailler ensemble et à partager leur savoir.
« La cogestion peut être vue comme un modèle de travail d’équipe entre le leader médical et le leader clinico-administratif afin d’assurer une coordination optimale et une collaboration de haut niveau, tant pour planifier et organiser les ressources allouées ou pour préciser les besoins, que pour résoudre les problèmes, aplanir les obstacles et ainsi faciliter la prise de décision clinico-médico-administrative. » – Pierre Joron, CFC-Dolmen
Aujourd’hui, nous vous présentons 3 piliers interventions en lien avec la cogestion, déjà mis en place au CSSS des Sommets, qui peuvent mener à une meilleure gestion des établissements de santé et de services sociaux au Québec.
 

Pilier #3 : la Cogestion dans le Fonctionnement Administratif

Depuis deux ans maintenant, le comité de direction du CSSS des Sommets intègre dans ses rangs des directeurs médicaux.
Cette participation des médecins favorise des échanges mieux éclairés, des discussions riches, menant ainsi à des prises de décisions traitant du volet clinique au cœur même de la gouvernance stratégique. Qu’il soit question d’orientations, de priorités administratives, cliniques ou de planification stratégique, les décisions sont partagées avec la contribution des administrateurs  et des médecins.
Cette approche permet une meilleure adéquation des objectifs de l’organisation et des actions qui en découlent dans l’ensemble de la grande organisation qu’est le CSSS.
 

Pilier #4 Le Codéveloppement entre Directeurs Médicaux et Clinico-administratifs

Le codéveloppement entre directeurs médicaux et clinico-administratifs permet aux directeurs médicaux et administratifs de s’entraider par une approche structurée de partage et de transfert de connaissances.
« Le groupe de codéveloppement professionnel est une approche de développement pour des personnes qui croient pouvoir apprendre les unes des autres afin d’améliorer leur pratique. » 1
Le niveau de confiance des directeurs est suffisamment développé pour que 3 à 4 sessions annuelles leur soient extrêmement profitables, avec des effets immédiats dans leur travail.
 

Pilier #5 : Les Ateliers d’Intéressement au Modèle de Cogestion

Après l’intéressement à la gestion, les ateliers d’intéressement à la cogestion sont la continuité d’un processus de promotion du leadership et de prise de responsabilité pour les médecins. Cette promotion du leadership commence d’ailleurs dès le programme d’accueil et d’intégration des médecins.
Les médecins qui œuvrent au CSSS des Sommets et qui pourraient assumer des fonctions de gestion méritent d’être accompagnés. Ces ateliers permettent donc un apprentissage et une progression transitoire vers le modèle de cogestion. On y passe en revue les avantages de la cogestion et les embûches potentielles.
On propose par la suite des conditions pratiques pour mettre en place la cogestion : rencontres régulières à planifier, possibilité de coaching, formations.
L’objectif, au bout du processus, est la formation de dyades médecin / gestionnaire.
Directeur médical : « Ça permet la compréhension bilatérale des enjeux. Pour les administrateurs : de comprendre mieux les enjeux cliniques, et pour les cliniciens, de comprendre mieux les enjeux de ressources administratives et humaines. »
Directeur clinico-administratif : « Plus ils sont impliqués en gestion, plus ils comprennent les enjeux, plus c’est facile de trouver des compromis acceptables, à la fois pour les médecins et pour les enjeux administratifs. »

Conclusion : les Avantages de la Cogestion

  •  La capacité d’agir : Recours à l’expertise clinique et à l’influence des médecins.

« Si je n’avais pas eu mon cogestionnaire pour me soutenir là-dedans puis faire comprendre aux médecins que c’est important, cela n’aurait jamais passé. »

  •  La compréhension mutuelle: Conscientisation des médecins aux réalités de la gestion et vice-versa.

« La cogestion permet aux médecins et aux gestionnaires de connaître leurs réalités respectives. Nécessaire si on veut arriver à des résultats dans l’intérêt des patients. »

  •  Cohésion et complémentarité autour d’un but commun : les soins à la clientèle

« Ça prend une équipe pour faire avancer, pour avoir une qualité de soins, puis donner des services; Ça aurait pu porter un autre nom, mais il reste que c’est de la cogestion. »
Dans notre prochain article sur le CSSS des Sommets, nous vous ferons découvrir le pilier d’intervention du coaching. Le coaching permet d’agir dans la continuité des ateliers d’intéressement à la gestion et à la cogestion pour des dyades clinico-administratives efficaces.
1 : Payette, A. et Champagne, C. (1997) Le groupe de codéveloppement professionnel, PUQ, p. 16

Philanthropie entrepreneuriale au CSSS des Sommets (3/5) : atelier d’intéressement à la gestion

By FDGB,

Voici un nouvel article de notre série sur le CSSS des Sommets!
Série sur le CSSS des Sommets :
La collaboration entre médecins et administrateurs : un mal en voie de guérison (1/5)
Comment la philanthropie entrepreneuriale a pu aider le CSSS des Sommets (2/5): accueil des médecins
Objectif : vous faire découvrir une forme d’intervention et d’implication philanthropique dans le milieu de la santé.
Après vous avoir parlé de la consolidation de l’accueil et de l’intégration des médecins, voici un nouvel article sur les ateliers d’intéressement à la gestion.

Bien comprendre la gestion

Pour mettre en place un modèle de co-gestion médicale dans un établissement, le groupe d’intervention a vite réalisé qu’il fallait d’abord intéresser les médecins à la gestion. Avec ces ateliers d’intéressement à la gestion, le but est tout d’abord de sensibiliser les médecins au volet de gestion que comporte notre système de santé et l’organisation locale du CSSS.
(Tweetez cela)
On y explique par exemple où se positionne le volet médical dans l’organigramme du système de la santé, quel est le rôle des gestionnaires et des médecins, comment les médecins peuvent contribuer à une meilleure gestion de l’établissement, etc.

Des outils de travail

Concrètement, l’atelier donne aussi des outils précieux aux médecins pour leur permettre d’améliorer leur quotidien de gestionnaire :
– Meilleure compréhension des enjeux de gestion. Rôle et qualités d’un bon gestionnaire
– Définition et  discussions autour des différents comités médicaux mis en place au CSSS des Sommets
– Présentation d’outils de gestion pour les rencontres individuelles ou de groupes
– Formation aux techniques d’animation des réunions
Tout cela, pour démystifier le volet administratif et le rendre à la fois valorisant et attrayant pour des médecins qui sont d’abord et avant tout des cliniciens.
Sous la forme d’une présentation participative, on abordera  une panoplie de sujets : la réflexion sur la continuité des services dans un CSSS, les 6 styles de leadership selon Goleman, ou encore les dix principes de la gestion du changement.
En allant piger des compétences relevant de la gestion, des ressources humaines ou du leadership, les médecins sont réellement sensibilisés à l’importance de la gestion, et donc, à la pertinence du modèle de co-gestion qui nous est si cher.
Notre prochain article vous présentera notre troisième pilier d’intervention sur la composition des dyades médecins-gestionnaires. On se demandera alors comment ces dyades peuvent améliorer l’efficacité d’un établissement de santé.

Pensez-vous qu’il est important de sensibiliser les médecins pratiquants en établissement médical à l’importance de la gestion?

Comment la philanthropie entrepreneuriale a pu aider le CSSS des Sommets (2/5): accueil des médecins

By FDGB,

Nous vous avions déjà présenté, dans un précédent article, l’implication, le partenariat qui avait été celui de la Fondation de Gaspé Beaubien et du CSSS des Sommets. Nous parlons d’implication, car notre approche philanthropique a été celle d’un répondant social plus que d’un simple donateur.
Et surtout, nous avons parlé des raisons de notre engagement, qui dure maintenant depuis 7 ans : contribuer et aider à l’amélioration du système de santé au Québec.
Nous allons maintenant vous faire découvrir dans le détail le premier pilier de l’implantation du modèle de co-gestion au CSSS des Sommets : la consolidation de l’accueil et de l’intégration des médecins au CSSS.

Médecins : des praticiens, mais aussi des gestionnaires

Les médecins sont payés lorsqu’ils posent un geste médical sur un patient. Or pour le bon fonctionnement de tout centre de santé et de service sociaux, les médecins/praticiens devraient apporter leur input, contribution et point de vue dans le processus décisionnel et dans la gestion courante de l’établissement. Cet état de fait est à la base même de notre réflexion sur les enjeux que le CSSS des Sommets avait à relever.
Une des solutions proposées par le CSSS des Sommets : la co-gestion médicale. Ce modèle met en place des dyades à l’intérieur des équipes médicales : un médecin est jumelé avec un gestionnaire tant dans les fonctions horizontales (direction des programmes) que dans les fonctions verticales (départements et services).
Résultat? Les médecins sont ainsi d’avantage exposés aux enjeux de gestion et peuvent à la fois influencer et interagir sur des enjeux qui les interpellent. (Nous aurons l’occasion de parler plus en détails des dyades prochainement.)
Conjointement avec le CSSS, nous avons souhaité agir dès l’arrivée des nouveaux médecins face à la connaissance de notre milieu et de l’approche de cogestion qui la caractérise. Consolider l’accueil et l’intégration des médecins est alors devenu une évidence sur laquelle il méritait qu’on s’attarde.

L’accueil, une étape essentielle

Dans le champ de recherche des ressources humaines, l’accueil de nouveaux employés est une étape aussi importante que le processus de sélection. Cela permet de gérer les attentes, et d’assurer pour le nouvel employé et pour le reste de l’organisation une adaptation la plus sereine possible durant cette phase. C’est, en fin de compte, un moment privilégié pour transmettre les valeurs de l’organisation et créer un sentiment d’appartenance.
Plus encore, la qualité de l’intégration d’un nouvel employé ne repose pas uniquement sur son adaptation à son nouveau poste, mais aussi sur sa compréhension des enjeux organisationnels qui s’y rattachent.
Et au CSSS des Sommets, il était notamment nécessaire de transmettre des informations sur l’approche populationnelle, l’approche par programme, et bien sûr, le modèle de co-gestion médical.

Accueillir : préparer l’arrivée en amont

Concrètement, un programme d’accueil existait pour les médecins  mais méritait d’être soutenu par une documentation à jour et un processus bonifié pour l’intégration.  Depuis les deux dernières années, l’arrivée d’un nouveau bassin de médecins, autant généralistes que spécialistes, fut le tremplin parfait pour réviser le programme d’accueil et d’intégration.
Le programme contient bien sûr une somme d’informations indispensables pour les médecins, mais aussi -et surtout- différentes étapes, dans lesquelles on s’assure qu’il aille dans les lieux pertinents, et rencontre les personnes clés. On offre toujours :
– Un document complet qui présente l’établissement, sa mission, ses valeurs, son fonctionnement, etc.
– Une période d’intégration lors de laquelle le médecin visite différentes services et installations  du CSSS
De l’orientation professionnelle, afin de permettre au nouvel employé de maitriser ses tâches et responsabilités ainsi qu’à le rendre autonome.
– Un accompagnement du plan d’intégration effectué par la direction des ressources humaines
En plus de favoriser le sentiment d’appartenance et la compréhension du rôle de médecin dans un CSSS, nous souhaitons développer la participation médicale en amélioration l’information qu’on porte aux médecins.
Les prochains médecins qui arriveront cet été pourront donc expérimenter cela et donner leur rétroaction au CSSS.

Que pensez-vous de cette solution mise en place pour l’accueil des médecins? Pensez-vous que cela favorise convenablement l’approche de co-gestion médicale?

L’hôpital Sainte-Justine envahie par des hackers

By FDGB,

Il n’y a aucun doute, le Hacking Health qui a eu lieu les 21, 22 et 23 février derniers à l’hôpital Sainte-Justine a été un franc succès ! Ayant pour but de faciliter la collaboration entre les designers, les développeurs informatiques et les professionnels de la santé pour résoudre des problématiques à l’aide des nouvelles technologies, le plus grand Hackathon de l’histoire a fait émerger 36 projets novateurs.
D’une application de style Google Map aidant les parents à s’orienter dans l’hôpital à l’utilisation des lunettes Google (Google Glass) pour réduire les risques lors des opérations chirurgicales en passant par une application aidant à déceler les problèmes de maladie mentale chez les enfants en bas âge et une liste de tâches informatisée qui permettrait aux infirmières de réduire de 50 % leur temps passé en tâches administratives, les 300 participants ont soumis des solutions simples à de nombreux problèmes récurrents.
Avec de l’excitation plein les yeux, Fabrice Brunet, directeur au CHU Sainte-Justine promet que plusieurs projets seront concrétisés.

« Nous allons implanter toute idée ayant une valeur ajoutée pour les patients, pour les familles ou pour les équipes, et en mesurer les effets », affirme-t-il.

Les juges ont eu la tâche difficile de nommer des gagnants parmi des équipes extraordinaires ayant présenté des projets comprenant un prototype fonctionnel développé en deux jours seulement. « Nous sommes subjugués par la qualité des projets présentés et par la rapidité avec laquelle les équipes ont pu développer leurs applications », commente Philippe II de Gaspé Beaubien, cofondateur de la Fondation de Gaspé Beaubien et juge lors de l’événement.
Voici une liste des projets s’étant démarqués :
Le prix Coup de cœur Hacking Health a été remis aux créateurs du projet ELMO. Cette application permet aux parents de faire des captures sonores de leur enfant atteint de problèmes de langage et de les envoyer directement à un orthophoniste. Le projet pourrait permettre de réduire du tiers le nombre de visites requises avant qu’un orthophoniste puisse établir un diagnostic.
Le projet JUSTINE TIME a pour sa part remporté le prix du Meilleur projet pour les hôpitaux et le système de santé. Cette application propose une gestion de tâches automatisée optimisant la gestion du temps du personnel infirmier et pourrait réduire jusqu’à 50 % le temps passé en gestion de tâches administratives.
Le Projet le plus novateur et le Choix des enfants ont été NEUROSCREEN. Cette application permet de faciliter le diagnostic de l’autisme par l’analyse du visage.
Dans la catégorie Meilleur projet pour les mères et les enfants, trois projets se sont partagé la première place :

  1. CARLO, un tableau de bord informatisé permettant aux mères de prendre des notes sur l’état de leur enfant malade et de les échanger avec le personnel médical.
  2. TINY TOT ON THE GO, une version numérique de l’ouvrage de référence destiné aux nouveaux parents dotée d’un système de recherche.
  3. MISSION KODA, un jeu aidant les enfants à suivre l’évolution de leurs traitements sur une longue période de façon ludique.

Avec le succès du Hackathon de l’hôpital Sainte-Justine, une panoplie de projets, de réalisations et d’événements impliquant à la fois les professionnels de la santé travaillant sur le terrain et les spécialistes des nouvelles technologies devraient bientôt voir le jour.
Par ailleurs, après cette fin de semaine des plus stimulantes, la Fondation de Gaspé Beaubien voit dans le concept du Hacking Health un potentiel de solutions important pour certains de ses autres projets.

« Nous pensons notamment créer un partenariat avec le Hacking Health afin d’appliquer l’idée à notre projet Mission Rivière, qui a grandement besoin de solutions simples pour faciliter la communication et la collaboration entre différents acteurs », mentionne Dominique Monchamp, directrice de la fondation.

Voyez aussi la capsule de Radio-Canada sur le sujet

Des Hackers au service de la santé, est-ce possible?

By FDGB,

Les nouvelles technologies peuvent résoudre certaines problématiques du système de la santé, mais le pont entre les différents acteurs demeure parfois difficile à franchir. C’est pourquoi le concept Hacking Health a été lancé.
Du 21 au 23 février prochains aura lieu un événement unique : le Hacking Health du CHU Sainte-Justine. Réunissant des professionnels du domaine de la santé avec des programmeurs, des développeurs, des designers et des spécialistes en mise en marché, le Hacking Health a comme objectif de faire émerger de nouvelles applications pour résoudre diverses problématiques liées au domaine de la santé.
Faisant tomber les barrières, cette fin de semaine permettra aux travailleurs de l’hôpital d’exposer leurs problèmes quotidiens directement aux équipes de programmation et de design. L’objectif ultime : permettre aux personnes sur le terrain d’entrer en contact en abolissant la distance hiérarchique entre elles pour trouver des solutions rapides aux problématiques récurrentes.
« On s’est dit qu’en réunissant les gens qui savent comment fabriquer des applications et ceux qui connaissent les besoins du système de santé, on allait contribuer à lancer des projets », explique Jeeshan Chowdhury, médecin résident et cofondateur de Hacking Health.
Séduite par l’idée de faire émerger l’innovation par la base et non par le haut, la Fondation de Gaspé Beaubien a décidé de soutenir cette séance de Hacking Health à l’hôpital Sainte-Justine.

« Nous croyons que les gens à la base sont les mieux placés pour nous faire part des problématiques », dit Dominique Monchamp, directrice générale de la Fondation.

Lors de cette fin de semaine, une délégation de la Fondation de Gaspé Beaubien sera présente et un membre de la famille agira comme juge lors de la sélection des projets prometteurs. Cette nouvelle approche, basée sur la philanthropie entrepreneuriale, a comme objectif de faire émerger des solutions innovantes au service des communautés.
« Notre rencontre avec Luc Sirois, cofondateur de Hacking Health et organisateur de l’événement, s’est avérée révélatrice. Nous songeons sérieusement à utiliser cette approche au service des causes sociales que nous soutenons à la Fondation, notamment celles concernant l’eau et les familles en affaires », conclut Mme Monchamp.
Bien que ce soit le premier événement du genre prenant place à l’hôpital Sainte-Justine, de nombreux événements Hacking Health ont déjà eu lieu ailleurs dans le monde. Parmi les technologies qui y ont été développées, mentionnons les systèmes de rendez-vous en ligne pour des cliniques et une application destinée aux patients opérés pour la prostate. Cette application aurait permis de réduire de 70 % le temps postopératoire passé par les médecins à répondre aux inquiétudes de leurs patients.
Pour connaître les applications retenues par le jury et tous les détails sur l’événement, lisez ce blogue et suivez-nous dans les réseaux sociaux #hhmtl2014 et #hackinghealth.
Pour en savoir plus sur Hacking Health : http://www.hackinghealth.ca/

Il faudrait leur dire : le film complet de Mission Rivière

By FDGB,

Durant l’été 2013, la rivière des Outaouais a été sillonnée afin de sensibiliser les communautés à l’importance de sa santé et au respect de ses droits. Ce projet a été imaginé par la quatrième génération de lafamille de la Fondation de Gaspé Beaubien et réalisé en collaboration avec Ottawa Riverkeeper et l’intrépide Alexandra Cousteau (petite-fille de Jacques Cousteau) de l’organisme Blue Legacy International.
Le projet Mission Rivière a débuté officiellement le 4 août 2013 lorsque les enfants – Philippe, Louis-Alexandre et Aidan – accompagnés d’une équipe de spécialistes, sont partis en canot sur la rivière des Outaouais pour rencontrer ses riverains et ses supporteurs et pour réaliser des tests d’eau et ainsi mieux connaître la situation actuelle de la rivière.

L’expédition Blue Legacy bientôt en images

Alexandra Cousteau et son équipe de Blue Legacy ont recueilli d’importantes données durant leur périple cinématographique de 10 jours à l’automne 2013. De cette expédition, trois documentaires ont été produits et seront présentés en septembre 2014. Ils traiteront des sujets suivants : la qualité de l’eau de la rivière des Outaouais, l’impact des barrages sur la biodiversité et la gouvernance de la rivière.

Ensemble, aidons la rivière des Outaouais!

La collaboration entre médecins et administrateurs : un mal en voie de guérison (1/5)

By FDGB,

Cet article est le premier d’une série de 5 articles visant à vous faire découvrir notre implication au CSSS des Sommets. Bien plus qu’un projet-pilote, cette expérience philanthropique au sein du CSSS des Sommets est l’accomplissement d’une longue réflexion et d’un travail d’équipe sur certains enjeux et pistes de solutions de notre système de santé.
Notre rêve est simple : contribuer à l’amélioration du système de santé au Québec. Nous croyons que cela passera par des partenariats solides avec des experts chevronnés. Les enjeux sont nombreux et complexes, mais nous avons fait le pari qu’en valorisant les avantages de la co-gestion médicale, nous nous approcherions de ce rêve. En vous présentant ce que l’équipe du CSSS des Sommets a accompli avec notre collaboration et celles d’experts,  nous espérons convaincre et stimuler la participation des médecins et administrateurs du réseau à la co-gestion médicale.

Notre Fondation

La Fondation  De Gaspé Beaubien aide, encourage et appuie les individus, les familles et les organisations qui contribuent à la prospérité sociale durable au sein de leur communauté. Cela passe par 5 sphères d’intervention :

Notre collaboration auprès du CSSS du Sommet était donc liée à l’objectif d’amélioration du système de santé. Nous avons choisi de nous investir en profondeur au CSSS des Sommets, parce que nous avons été inspirés par la volonté profonde de cette organisation à progresser, innover et chercher des solutions.

Le problème avec le système de santé au Québec

Après plusieurs année d’intervention dans le système de santé, nous pensons très humblement que notre système  est bon et rempli de potentiel. Il permet l’accès universel à des soins élémentaires et/ou complexes, les gens qui y travaillent sont compétents, dévoués et engagés, et finalement, les médecins et les administrateurs se sentent concernés et travaillent avec acharnement à trouver les meilleurs pratiques. Notre système est bon mais il n’est pas parfait, on y retrouve des lacunes importantes dont la fatigue profonde des intervenants auprès des malades, l’accès plus ou moins rapide aux soins, le manque de médecins dans certaines spécialités, les coûts qui ne cessent de grimper, etc.
Un des problèmes importants que nous avons pu observer, en travaillant auprès des équipes du CSSS des Sommets, est l’inadéquation entre les incitatifs monétaires des médecins et du reste du corps médical. En effet, le personnel médical est payé par salaire fixe annuel alors que les médecins sont payés par action médicale.

Médecins vs reste du corps médical

Concrètement, les médecins sont payés seulement lorsqu’ils posent un geste médical sur un patient. Or, pour le bon fonctionnement de tout centre de santé, les médecins/praticiens devraient apporter leur « input » dans le processus décisionnel et dans la gestion courante de l’établissement. Cet aspect est à notre avis primordial.

L’approche de co-gestion médicale

Croyant au potentiel de collaboration entre les médecins et les administrateurs, le CSSS des Sommets, accompagné par la Fondation De Gaspé Beaubien, a décidé de mettre en place un modèle de co-gestion médicale. Ce modèle met en place des dyades à l’intérieur des équipes médicales : un médecin est jumelé avec un gestionnaire tant dans les fonctions horizontales (direction des programmes) que dans les fonctions verticales (départements et services).
La mise en place d’une telle méthode de travail n’est pas chose aisée. Il aura donc fallu passer par 6 piliers pour créer le modèle qui est implanté au CSSS des Sommets.

Les prochains articles vous plongeront dans le détail afin de vous raconter comment nos 6 moyens d’intervention ont été mis en place et les résultats qu’ils ont obtenus. Nous avons déjà hâte d’entendre vos commentaires et démarrer un dialogue sur le sujet!

Outre la co-gestion médicale, connaissez-vous d’autres manières d’améliorer certains aspects de notre système de santé? Croyez-vous à l’implication des philanthropes dans la mise en œuvre de solutions et d’innovations dans notre système de santé?

Notre prochain article traitera du premier pilier du modèle de co-gestion  au CSSS des Sommets: l’accueil des médecins au sein de l’établissement de santé.

Les milieux humides sont menacés au Québec. Est-ce si grave ?

By FDGB,

Les milieux humides, régulateurs environnementaux

Faisant le lien entre la terre ferme et les milieux aquatiques, les milieux humides sont souvent des marécages aux sols plus ou moins solides. Même s’ils semblent peu attrayants, ces milieux sont à la base de notre écosystème et jouent un rôle capital dans le maintien d’un environnement sain.
Les interactions entre les plantes, les sols, les micro-organismes et les animaux des milieux humides font de ces milieux un des écosystèmes les plus productifs de la Terre :

  • alimentent les nappes d’eau souterraines; réduisent les dommages liés aux inondations en absorbant les précipitations;
  • réduisent les émissions de gaz à effet de serre en emprisonnant le carbone;
  • améliorent la qualité de l’eau grâce à leur capacité à filtrer les sédiments;
  • contribuent aussi à la biodiversité en abritant la moitié des espèces menacées ou vulnérables au Québec;
  • sont une source de nourriture, de fibres végétales, de ressources génétiques, de produits biochimiques, de médecines naturelles et de produits pharmaceutiques.

Constituant plus de 12 % de la superficie du Québec, les milieux humides du Québec sont de plus en plus menacés, en particulier par la construction immobilière et les activités agricoles.

Sept chercheurs font le bilan

Pour contrer la destruction de ces milieux régulateurs de notre écosystème, le gouvernement du Québec a demandé à sept scientifiques du Centre de la science et de la biodiversité du Québec de se pencher sur la question et de recommander des mesures pour les protéger.
Après deux années de recherche, les scientifiques ont présenté leur bilan dans un rapport publié en avril dernier.
Mettant en lumière le manque de suivi pour assurer la restructuration ou le remplacement des milieux humides advenant leur destruction, ils ont annoncé une perte nette de 99 % des milieux humides détruits au Québec.
Cela signifie que seulement 1 % des milieux humides détruits ont été remplacés de façon durable. Ce chiffre alarmant peut s’expliquer par le fait que « les milieux humides ont une valeur économique réelle mais intangible, ce qui fait qu’ils ne font guère le poids par rapport à la valeur économique des services et produits résultant de leur destruction. »1
Après avoir dressé des cartes précises des milieux humides au Québec et de leur état, les chercheurs ont conclu que la région des basses-terres du Saint-Laurent a été la plus perturbée au cours des dernières années et sera particulièrement à risque pour les années à venir.
Ils ont donc émis des recommandations claires afin d’atteindre l’objectif ambitieux d’une perte nette de 0 %, c’est-à-dire qu’aucun milieu humide ne serait détruit ou endommagé à moins d’être totalement restauré par la suite.

Politique d’aucune perte nette

Une gestion plus rigoureuse, l’émission de certificats et une réglementation plus sévère seraient au cœur du succès de l’opération. En effet, en ce moment, des activités forestières et agricoles peuvent être menées sur des milieux humides sans certificat. Il faudrait donc réglementer le tout afin que toute personne ou entreprise altérant un milieu humide ait besoin d’un certificat. Cela permettrait de comptabiliser le tout et de s’assurer de la restauration des milieux.
De plus, une plus grande formation sur le fonctionnement des milieux humides et sur leur importance devrait être donnée aux intervenants du domaine afin que soient prises les bonnes décisions.
Finalement, les scientifiques suggèrent de créer un comité consultatif afin d’élaborer une vision et d’assurer une gestion cohérentes des milieux humides au Québec.
Croyez-vous qu’il sera possible de protéger les milieux humides et de convaincre les différents acteurs de leur importance ?
Sources :
1 PELLERIN Stéphanie et POULIN Monique, « Analyse de la situation des milieux humides au Québec et recommandations à des fins de conservation et de gestion durable, rapport final », avril 2013, 104 p.
DÉVELOPPEMENT DURABLE, ENVIRONNEMENT ET PARC, « Les milieux humides et l’autorisation environnementale », juillet 2012, 41 p.