Quelles sont les caractéristiques des meilleurs mécènes?

By FDGB,

C’était le 15 novembre dernier, lors de la journée internationale de la philanthropie, à Québec que Mme Hilary Pearson, présidente de Fondations Philanthropiques Canada, offrait un discours senti sur l’état de la philanthropie au Canada. En voici quelques extraits :

«  Quelles sont les caractéristiques des meilleurs mécènes?

Les meilleurs mécènes sont toujours curieux. Ils veulent savoir non seulement ce qu’un organisme fera de leur don, mais également pourquoi ils privilégient une stratégie par rapport à une autre.  De plus en plus de donateurs, surtout les grands donateurs, veulent savoir comment leur temps et leur argent contribueront au bien-être de la collectivité.  Une question encore plus importante est de savoir quelle intervention est la plus efficace en termes de temps, de ressources et d’énergie pour assurer un impact durable. Les meilleurs philanthropes posent beaucoup de questions.
Et ils recherchent des preuves. Ils veulent savoir ce qui fonctionne. Ils savent, par exemple, qu’on ne peut pas affirmer que la stratégie A est mieux que la stratégie B sans l’analyse des données. C’est pourquoi de nombreux organismes de bienfaisance travaillent d’arrache-pied afin de recueillir des données et des preuves solides pour obtenir le soutien des donateurs.

Finalement, les meilleurs mécènes s’interrogent sur l’impact de leur don.

Les preuves vont de pair avec l’impact et, preuves à l’appui, on peut décrire un impact précis. À court terme, on peut chiffrer l’impact, par exemple en citant le nombre d’enfants en bas âge qui ont accès à des programmes préscolaires, ou le nombre de familles qui se présentent à des cliniques de santé publiques. À long terme, on peut mesurer l’impact à plus grande échelle en tant que bienfaits pour la société. Dans ce cas, la mesure de l’impact pourrait être la baisse des taux de décrochage scolaire dans les régions où les jeunes enfants sont inscrits dans des programmes préscolaires, ou la baisse des taux de maladies chroniques dans les quartiers avec des cliniques de santé publiques.

Plus on définit l’impact de façon rigoureuse, plus c’est convaincant.

Une des plus grandes fondations familiales au Canada est ici, au Québec, soit la Fondation Lucie et André Chagnon. Comme vous le savez tous, la Fondation Chagnon a comme mission de prévenir la pauvreté en contribuant à la réussite éducative des jeunes Québécois. M. Chagnon et sa famille savaient depuis le début qu’ils voulaient faire une différence dans ce domaine. Mais ils n’ont pas commencé avec toutes les réponses. Ils étaient à la fois curieux par rapport à la philanthropie et à cette problématique excessivement complexe dans laquelle ils souhaitaient s’investir. Donc, au début, la Fondation s’est posée de nombreuses questions et s’est renseignée auprès des autres philanthropes au Canada et aux États-Unis sur les pratiques les plus efficaces en la matière. La fondation a également cherchée des preuves. Inspirée par d’autres fondations telles que la Fondation de la famille JW McConnell et la Fondation Annie Casey aux États-Unis, elle en est venu à la conclusion que les interventions les plus efficaces devaient se réaliser dans la communauté même. Elle a donc établie un partenariat avec le gouvernement du Québec afin de soutenir la mobilisation locale et régionale autour des facteurs de la réussite éducative que sont le développement de la petite enfance, les saines habitudes de vie et la persévérance scolaire. Grâce à ce partenariat extraordinaire, qui durera 10 ans, et qui engage les partenaires à verser 200 millions $ pour la cause,  la fondation Chagnon et le gouvernement sont en mesure ensemble d’accumuler des données, et de partager les résultats de leurs réalisations en cours.
À l’autre extrémité, nous avons une famille de philanthropes comme la Fondation de Gaspé Beaubien de Montréal, qui travaille à plus petite échelle que la fondation Chagnon. Mais une fois de plus, cette famille de philanthropes a été particulièrement efficace en raison de leur curiosité et leur détermination d’avoir un impact. Il y a huit ans, ils ont été invités à faire un don pour l’achat d’équipement médical pour un petit hôpital dans les Laurentides. Curieux, ils ont demandé aux administrateurs de l’hôpital ce qui était le problème le plus pressant à l’établissement. La réponse : l’hôpital était en difficulté financière en partie en raison de problèmes de gestion et de communication ce qui faisait que l’hôpital avait de la difficulté à atteindre ses objectifs. Les de Gaspé Beaubiens ont constaté qu’ils pourraient être des philanthropes beaucoup plus efficace en aidant l’hôpital à atteindre ses objectifs plus larges. Donc, sur une période de plusieurs années, ils ont soutenu un processus de dialogue, de gestion et de formation des professionnels de l’hôpital à tous les niveaux. Ils ont rassemblé des preuves sur l’impact de leur intervention en réalisant une évaluation menée par les Hautes Études Commerciales. La Fondation de Gaspé Beaubien est aujourd’hui avide de transférer les connaissances acquises et elle fait la diffusion des résultats, fort positifs, avec l’objectif ultime d’améliorer le domaine de la sante à travers le Québec, en appliquant un modèle qui a fait ses preuves.

Et il existe d’autres philanthropes curieux et engagés qui font des choses à Montréal.

Que ce soit la Fondation Brian Bronfman qui travaille à la création d’un réseau de conciliateurs, la Fondation Graham Boeckh qui développe une nouvelle approche pour l’intervention préventive chez les jeunes atteints de maladie mentale, ou encore la Fondation J. Armand Bombardier qui investigue la capacité des organisations communautaires à gérer et manager. Il y a probablement trop d’histoires à vous raconter, mais j’ai vu et entendu assez aujourd’hui pour vous confirmer ma conviction que la philanthropie privée est bien un catalyseur critique dans la croissance et la progression des organisations et des idées. »

Retour sur l’expédition d’Alexandra Cousteau

By FDGB,

C’est un après-midi de septembre ensoleillé. Pour le simple observateur, la rivière Pe-tawawa, un affluent de la rivière des Outaouais, est magnifique et sereine. Alexandra Cousteau, exploratrice, défenseure de l’eau et petite-fille de Jacques Cousteau, par-court la rivière en canot avec Skip Ross, un vieil algonquin âgé de 82 ans. Alors qu’ils pagaient, la lumière du soleil d’après-midi scintille sur l’eau. Elle lui parle de la rivière Petawawa du temps de sa jeunesse et lui pose une question qui ne se pose plus au-jourd’hui : « Pouviez-vous boire l’eau? » « Nous buvions à même la rivière Petawawa. En fait, quand nous étions petits, c’était ma tâche de rapporter de l’eau, explique-t-il. Mais aujourd’hui, je ne boirais jamais l’eau qui coule ici. C’est dangereux. »
Aujourd’hui, 1,5 million de personnes vivent sur les rives de la rivière des Outaouais et plus de 50 importants barrages ont été dressés le long du cours principal et de ses affluents. La rivière est également la source d’eau de plusieurs municipalités et elle permet d’évacuer les eaux usées traitées provenant des 115 usines de traitement des eaux sur toute sa longueur. Il est monnaie courante que les plages qui la bordent soient fermées pour cause de présence élevée de bactérie E. Coli et les populations d’espèces clés, telles que l’anguille d’Amérique, ont connu un important déclin en trois générations seulement puisque les barrages empêchent leur migration et entravent les cycles de reproduction.
En bref, la rivière est surexploitée. C’est ce qu’Alexandra Cousteau et l’équipe de Blue Legacy ont découvert en explorant les 2400 km du bassin de la rivière des Outaouais. C’est la conséquence de manques significatifs et nuisibles au niveau de sa gouvernance, lesquels sont principalement dus au fait qu’une partie de la rivière se trouve en Ontario et l’autre, au Québec, et qu’il n’existe aucune entité de gestion ou plan de consultation s’appliquant à l’ensemble du bassin. En l’absence d’un véritable responsable, ceux qui se trouvent sur le terrain – les résidents qui sont témoins d’injustices environnementales commises en toute impunité ou des parents attristés parce que leurs enfants ne peuvent s’amuser dans l’eau à cause de la fermeture d’une autre plage – doivent combler le vide et se battre pour protéger la rivière.

Une intendance aux multiples visages

Au cours des prochains mois, trois courts documentaires, réalisés par Alexandra Cous-teau pour Mission Rivière, une initiative conjointe de Blue Legacy International, l’organisme sans but lucratif à la défense de l’eau d’Alexandra Cousteau, la Fondation de Gaspé Beaubien et Sentinelle Outaouais, seront diffusés.
– Le premier film parle des problèmes de qualité de l’eau de la rivière;
– Le deuxième explore les conséquences qu’ont eues les barrages sur la biodiversité;
– Le troisième aborde les problèmes de gouvernance du bassin auquel s’applique 200 juridictions.
Bien que différents, les trois films traduisent une seule et même passion qui anime ceux qui cherchent à protéger la rivière.

Qu’il soit question de l’humble verve des Amis du Ruisseau de la Brasserie à Gatineau, qui se battent pour redonner à un ruisseau sa pleine place au sein de la communauté, ou l’engagement de Virginia MacLatchie, gardienne de la rivière, à l’égard de l’application des lois environnementales sur son propre terrain, plusieurs personnes se sont mises au service de la défense des eaux. Ce sont elles qu’Alexandra Cousteau a interviewées pendant son expédition de onze jours. « Je suis profondément et indéniablement attaché à la rivière, dit Marc Godin des Amis du Ruisseau de la Brasserie, à Alexandra Cousteau. La rivière, c’est le poumon, la source d’oxygène de la région. Sa présence est fondamentale pour moi. »
M. Godin ne fait pas figure d’exception. Par exemple, les habitants du village d’Almonte se battent pour sauver un milieu humide composé d’érables de bois mou situé sur la rivière Mississippi, un autre affluent de la rivière des Outaouais, de la noyade. « Nous devrions promouvoir et célébrer ces valeurs !, lance Mike O’Malley, sentinelle Ottawa de la rivière Mississippi, à l’équipe de Blue Legacy alors qu’il leur faisait visiter le milieu humide en danger. C’est une nature sauvage accessible et je crois que ça vaut la peine de se battre pour la conserver. »

« Je veux que l’eau soit vivante »

Alexandra et son équipe ont maintes et maintes fois parlé avec des gens ordinaires comme M. Godin et M. O’Malley qui ont vu un cours d’eau qui avait besoin d’être dé-fendu et qui se sont engagés dans une lutte inévitablement sans fin, bien que valori-sante. « La bonne intendance passe par un engagement actif à défendre la rivière, ex-plique Meredith Brown de Sentinelle Outaouais. C’est-à-dire qu’il faut poser des ques-tions quand on constate que quelque chose ne tourne pas rond. »
Aujourd’hui, Sentinelle Outaouais compte 57 gardiens de rivière d’un bout à l’autre du bassin, et d’innombrables autres intendants qui veillent à sa protection. « Je crois que c’est la rivière qui les motive, explique Mme Brown. Certains veulent que leurs petits-enfants puissent un jour y pêcher du poisson ou y nager en toute sécurité, mais au bout du compte, ils puisent à leur amour de la rivière. »
Sur la rivière Petawawa, Alexandra demande à Skip Ross comment il se sent quand il est sur la rivière. « Je suis heureux. C’est chez moi. C’est mon esprit qui le dit, répond-il. Je veux que l’eau soit en vie, qu’elle soit peuplée de poissons et d’une faune sauvage. »

Compte-rendu du Sommet sur la culture philanthropique au Québec

By FDGB,

Les 12 et 13 novembre dernier, se déroulait dans la ville de Québec, le tout premier Sommet sur la culture philanthropique au Québec. L’Institut Mallet, l’instigateur de ce projet, a réuni bon nombre de dirigeants, d’administrateurs et de personnes activement impliquées dans le milieu de la philanthropie. Nous avons eu l’occasion de réfléchir sur le sujet, partager nos idées et échanger sur nos meilleurs pratiques.
Nous voulons tout d’abord remercier très chaleureusement l’Institut Mallet pour avoir organisé cet événement, nous croyons qu’il y avait un réel besoin de réunion pour notre milieu et souhaitons que cette amorce de dialogue ne soit que le début d’une plus large discussion.

La place des entreprises et des familles dans le monde de la philanthropie

Les nombreux et talentueux intervenants de ce Sommet ont permis d’aborder de nombreux sujets durant ces deux jours. Une bonne partie des discussions a rapidement convergé  vers la notion de philanthropie dans un contexte d’entreprises privées.
En laissant les entreprises privées donner et contribuer aux diverses causes sociales, et ainsi devenir des « bailleurs » importants pour les organismes à but non lucratif (OBNL), n’y-a-t-il pas un risque de  prise de contrôle ? Est-il aussi possible que certaines causes sociales soient délaissées au profit d’autres, plus avantageuses pour l’image de ces entreprises ?
À la Fondation de Gaspé Beaubien, nous pensons que des entreprises, des familles ou mêmes des individus peuvent jouer un rôle de répondant social dans différentes causes. En plus de financer une cause, un répondant social avise, conseille et alerte sans avoir d’autorité formelle. Un répondant social s’implique dans le processus qui mène aux résultats.  Bien sûr, certaines craintes peuvent êtres légitimes et certaines pratiques peuvent être questionnées. Mais la philanthropie privée constitue toujours une faible part du financement des OBNL. Preuve en est des contributions encore importantes de l’État, ou des levées de fond de masse, qui œuvrent pour une majeure partie du financement des œuvres philanthropiques.

Le bénévolat en mutation?

Un groupe de discussion complet a été lancé sur la notion de bénévolat. Le mot semble, à la lumière des membres les plus jeunes du Sommet, de plus en plus galvaudé.
Pour beaucoup de nos jeunes, le terme bénévolat est devenu un peu vide de sens. Ils préfèrent voir le bénévolat comme l’action résultant d’un engagement citoyen. Le bénévolat doit être un outil de civisme pour eux. Plus précisément, les jeunes générations sont intéressées par l’engagement citoyen avec une mission précise et des actions concrètes. Ils souhaitent qu’on les investisse dans le processus.
Quel est le sens du bénévolat ? Ce qui est certain, pour nous comme pour l’ensemble de la communauté philanthropique au Québec, c’est que peu importe le nom qu’il porte,  l’engagement et le don de son temps doivent continuer de contribuer de façon importante à l’avancement des causes sociales.  Les nombreuses fondations, tout comme les OBNL, doivent adapter leurs mandats de bénévolats selon les aspirations des jeunes et moins jeunes.

La philanthropie au Québec

Ce que nous avons aussi réalisé avec grand plaisir, c’est qu’une culture philanthropique existe au Québec. Cette culture, qui est née historiquement des actions de l’Église et de l’État, doit, dans l’environnement multiculturel que nous connaissons, chercher son orientation.
Elle est à la croisée de deux modèles prédominants : la vision européenne de l’État-Providence à la responsabilité sociale forte ; et le modèle nord-américain du philanthrocapitalisme et de la présence forte de l’entreprise privée.
Ce dont nous sommes certains, c’est que des pages restent à être écrites pour la philanthropie au Québec, et que la Fondation de Gaspé-Beaubien est plus motivée que jamais à relever les défis de son époque.

Revue de presse du projet Mission Rivière

By FDGB,

Le projet Mission rivière ayant pour but d’améliorer la qualité de l’eau de la rivière des outaouais dans la région d’Ottawa et de Gatineau est très actif au près de la population.
Voici la liste des retombées médiatiques jusqu’à ce jour sur ce projet.

La Fondation présente son concept du répondant social

By FDGB,

24 octobre 2013,
Lors du Forum santé international, du 22 au 24 octobre dernier à Montréal, la Fondation de Gaspé Beaubien a présenté au monde une nouvelle manière de concevoir la philanthropie : le concept du répondant social. Le forum, organisé par la Conférence des CHU du Québec, avait comme objectifs de promouvoir le secteur de la santé et de trouver de nouvelles pistes afin d’améliorer les soins et les services fournis à la population en matière de santé.

Troïka

La Troïka, formée d’Yves Lachapelle, directeur général du CSSS des Sommets, Philippe de Gaspé Beaubien II, créateur de la Fondation de Gaspé Beaubien et Alain Rondeau, directeur associé de Pôle santé du HEC Montréal, a uni ses forces pour expliquer comment elle a développé le concept de répondant social en travaillant à la restructuration du CSSS des sommets. « Un bon répondant social avise, guide et alerte sans avoir d’autorité… sans remettre le blâme sur les autres et sans donner de critiques », explique Philippe de Gaspé Beaubien II.

Répondant social

Le modèle d’intervention de « répondant social” comporte plusieurs innovations, dont l’implication de trois parties, le bénéficiaire, le donateur et l’accompagnateur qui abrite les échanges. Ce modèle, développé par la Fondation de Gaspé Beaubien, part du principe que cette dernière fait plus que d’investir du capital : elle accepte de jouer un rôle d’intervenant afin de soutenir des projets d’envergure qui améliorent concrètement le système et la vie quotidienne de la communauté concernée. Les membres de la Fondation de Gaspé Beaubien ont créé ce mode d’intervention unique afin de générer un engagement social chez les bénéficiaires.
Le but ultime de ce concept est d’inspirer et de mobiliser d’autres familles et d’autres communautés à s’engager personnellement dans leurs projets afin de créer des changements concrets et durables. La Fondation croit au potentiel de son concept d’innovation sociale et souhaite inspirer d’autres groupes à s’impliquer plus directement au sein de leur communauté pour générer des améliorations tangibles.
Pour plus d’informations sur le projet de la Fondation avec le CSSS des Sommets visitez le http://ancien.fondationdegaspebeaubien.org/actions/amelioration-du-syteme-de-sante.

Les réflexions d’Alexandra après l’expédition Mission Rivière

By FDGB,

8 octobre 2013.
Depuis mon arrivée au Canada, le 11 septembre, pour y tourner trois documentaires sur la rivière des Outaouais, dans le cadre de la Mission Rivière, une collaboration entre Sentinelle Outaouais, Blue Legacy International et la Fondation de Gaspé Beaubien, j’ai fait du kayak, du rafting et du canot sur ladite rivière. Au cours de cette expédition, j’ai pu boire cette eau, de sa source au robinet, et observer également comment les stations d’épuration du bassin versant la nettoient, avant qu’elle ne retourne à la rivière.
Ce périple m’a permis de rencontrer ses plus ardents militants, tels Meredith Brown, de Sentinelle Outaouais, Ambroise Lycke, directeur de l’Organisme du bassin versant du Témiscamingue (OBVT), et Skip Ross, un sage algonquin, lesquels se battent pour que l’avenir de cette rivière soit pris au sérieux. Malgré des témoignages prenants de militants concernant cette rivière, nous avons constaté le manque chronique d’informations disponibles et d’outils technologiques pour soutenir l’action publique et mesurer la qualité de notre eau.
Tout ce que j’ai vu et entendu durant ce périple prêche en faveur de l’importance d’en connaître la qualité ‒ Peut-on s’y baigner? Pouvons-nous y pêcher? Est-elle potable? Etc.? Être renseigné sur sa qualité est essentiel. La population devrait pouvoir sans craintes en jouir. Néanmoins, de fois en fois je constate qu’il lui est difficile dans ce dossier d’avoir l’heure juste.
Au bout du compte, cette rivière appartient à la communauté qu’elle dessert, qui la chérit et qui en dépend quotidiennement. Ses préoccupations et sa volonté d’en préserver la qualité n’ont fait que me convaincre que nous sommes toutes et tous responsables de ce patrimoine. Néanmoins, pour aboutir à nos fins, de bons outils sont nécessaires, de même que des techniques innovantes et un meilleur accès à l’information concernant sa qualité. Enfin et surtout, les pouvoirs publics doivent être responsables et transparents dans ce dossier.

Défendre en tout et partout la qualité de l’eau commence d’abord et avant tout par une question fondamentale : connaissez-vous vraiment la qualité de votre eau?

Alexandra Cousteau raconte ses 10 jours d’expédition

By FDGB,

Gatineau, le 23 septembre 2013 ‒ Alexandra Cousteau et son équipe de l’expédition Blue Legacy viennent de recueillir d’importantes données durant leur périple cinématographique de 10 jours sur la rivière des Outaouais, lequel a pris fin ce dimanche 22 septembre.
La petite-fille de l’explorateur marin Jacques-Yves Cousteau s’est déplacée en canot, en kayak et en rafting. Son équipe et elle ont réalisé 43 entrevues ‒ d’une communauté québécoise à l’autre ‒ sur les 2 396 km parcourus jusqu’à présent dans le cadre de leur mission. « Au final, cette rivière appartient à toutes ces communautés qui veulent que leurs voix, leurs espoirs et leurs rêves soient entendus. Leurs inquiétudes, leurs espoirs, les préoccupations qu’elle suscite sont garants de son avenir », explique-t-elle.
Alexandra Cousteau et son équipe de tournage sont arrivés à Ottawa le 11 septembre afin de réaliser trois courts documentaires sur la rivière des Outaouais : le premier sur la qualité de l’eau, le deuxième sur l’impact des barrages sur la biodiversité, le troisième sur les conséquences d’un manque de leadership commun sur sa gestion. La production de ces documentaires est une initiative de Mission Rivière, triple collaboration entre Blue Legacy International, l’organisme sans but lucratif à la défense de l’eau de Mme Cousteau, la Fondation de Gaspé Beaubien et Sentinelle Outaouais.
Outre quelques récits plus personnels tels que la traversée sur un des affluents de l’Outaouais en compagnie de Skip Ross, sage algonquin qui raconte notamment qu’il pouvait boire l’eau de la rivière il y a 70 ans, Mme Cousteau témoigne aussi des sensations fortes et de l’adrénaline que lui a procuré ce périple. « Le rafting demeure un excellent moyen de découvrir cette rivière et de se l’imaginer avant la construction de tous les barrages qui l’ont rendue plus docile, dépourvue de rapides qu’elle est maintenant », dit-elle.

Défenseurs et défis

La rivière des Outaouais compte certainement ses défenseurs, mais elle fait face aussi à bien des défis. Par exemple, la réduction des déversements d’égouts de 65 % ces cinq dernières années est remarquable, tout comme l’est l’initiative de la ville d’Ottawa de poursuivre cette politique de réduction. « Que cette ville veuille réduire à zéro ses déversements m’impressionne vraiment », explique Alexandra Cousteau. « J’aime ce type d’engagement, celui de toujours chercher à améliorer la qualité d’un cours d’eau. »
Néanmoins, la santé de la rivière est mise à l’épreuve par plusieurs juridictions. En effet, sa gestion est soumise à 200 règlements qui ne lui rendent pas toujours service. « La question de la rivière des Outaouais demande une collaboration de tout un chacun, en dépit de nos différences de langue, de cultures et de gestion. Elle exige un travail conjoint et tout semble indiquer qu’une volonté d’y arriver se manifeste. »
Le 14 septembre,  durant l’expédition, Alexandra Cousteau a rejoint Sentinelle Outaouais et Dominique Monchamp de la Fondation de Gaspé Beaubien pour la journée de surveillance de la qualité de l’eau.
Les bénévoles de Sentinelle Outaouais ont testé l’eau de la rivière simultanément de Témiscaming à Hawkesbury. Cette initiative est la suite du programme où des observateurs bénévoles ont pris durant tout l’été des échantillons d’eau dans divers endroits.
« L’objectif de ce programme de surveillance est de fournir aux communautés, au moment opportun, de l’information sur la qualité de leur tronçons de rivière, information simple à comprendre mais (et étonnamment) difficile à obtenir, parfois impossible à trouver », affirme Meredith Brown, directrice exécutive de Sentinelle Outaouais. « Non seulement s’agit-il d’impliquer les diverses communautés dans la protection de la rivière, mais aussi de leur expliquer ce qu’elle contient. »
Les données de Sentinelle Outaouais, additionnées aux informations des riverains observateurs, dressent un portrait encourageant de la santé de ce cours d’eau, mais d’autres données, affirme Mme Brown, demeurent préoccupantes. En effet, deux rapports récents rapportent une prolifération d’algues bleu vert toxiques et la présence de centaines d’abeilles mortes flottant près de l’embouchure d’un de ses affluents. « Cet examen fourni par la nature, souligne Mme Brown, ne remplace certainement pas l’expérimentation scientifique rigoureuse nécessaire mais, vu le manque d’information de base sur la qualité de l’eau, c’est encore mieux qu’absolument rien.»
Ce périple complète la troisième étape du projet Mission Rivière, financé par la quatrième génération de la famille de Gaspé Beaubien.

Adèle Michon est nommé directrice des opérations pour le Québec

By FDGB,

Gatineau, le 23 septembre 2013 – La Fondation de Gaspé Beaubien, en collaboration avec ses partenaires Sentinelle Outaouais et Blue Legacy International, a le plaisir d’annoncer la nomination d’Adèle Michon au sein de Sentinelle Outaouais à titre de directrice des opérations pour le Québec dans le cadre du projet Mission Rivière, qui vise à mobiliser les communautés locales et l’ensemble de la population du Québec pour la protection de la rivière des Outaouais, l’un des cours d’eau les plus importants au Canada. Mme Michon aura comme mandat de représenter Sentinelle Outaouais au Québec et de mobiliser les citoyens, décideurs, gouvernements et municipalités autour d’une vision commune pour l’avenir de la rivière afin d’en faire, pour le bien de tous, un affluent sain et durable sur le plan écologique.
Détentrice d’un baccalauréat en environnement et développement durable de l’Université McGill et d’une maîtrise en géographie de l’Université Carleton, Adèle Michon possède une excellente compréhension des enjeux liés à la protection des cours d’eau ainsi qu’en gestion de projet avec des organismes à but non lucratif. Elle a su cumuler une expérience enviable en Amérique latine, notamment au Panama, au Costa Rica et au Mexique et plus récemment coordonné les consultations publiques régionales sur la création d’aires protégées en Outaouais pour la Conférence régionale des élus de l’Outaouais.
« Afin de sensibiliser la population du Québec à l’importance de veiller à la santé et à la préservation de la Rivière Outaouais et à la nécessité d’en assurer la gouvernance pour garantir sa préservation, nous devions nous assurer que Sentinelle Outaouais se donne les moyens  une meilleure représentation dans la province », souligne Dominique Monchamp, directrice générale de la Fondation de Gaspé Beaubien. « La création de ce poste permanent de direction des opérations pour le Québec constitue la première étape afin d’atteindre nos objectifs et le profil d’Adèle Michon correspond en tous points à celui que nous recherchions afin de le combler. »
« Nous sommes ravis d’accueillir Adèle au sein de notre équipe puisqu’elle viendra équilibrer nos efforts de représentation sur le territoire desservi par la Rivière des Outaouais», ajoute Meredith Brown, directrice de Sentinelle Outaouais. « Une présence accrue au Québec nous permettra de mieux mobiliser les décideurs clés et de rallier tous ceux et celles qui ont à cœur ce cours d’eau majeur qui alimente notamment l’ensemble de la population montréalaise sur une base quotidienne, un fait encore méconnu de plusieurs. »

Mission Rivière

Les trois jeunes philanthropes de la quatrième génération de la famille de Gaspé Beaubien ont pris part en août dernier à une expédition sur la rivière pour mieux comprendre comment ils pourront faire la différence et devenir des porte-parole engagés pour Mission Rivière. Du 11 au 21 septembre 2013,
l’équipe de Blue Legacy, dirigée par Alexandra Cousteau, a effectué une expédition sur la rivière afin de réaliser trois courts documentaires sur des sujets bien définis, soit la qualité de l’eau de la rivière, l’impact des barrages sur la biodiversité et l’impact sur la rivière du manque de gouvernance concertée. Ces documentaires seront d’excellents outils pour constater l’état de la rivière et démontrer aux citoyens son importance pour le Canada.
Une tournée d’un an sera ensuite organisée en 2014 pour rencontrer les personnes dont les gestes et les décisions peuvent influer directement sur l’état de la rivière. Les jeunes de la famille de Gaspé Beaubien, Alexandra Cousteau et les représentants de Sentinelle Outaouais qui seront de cette tournée auront comme mission de s’informer d’abord des enjeux et des préoccupations de ces intervenants pour ensuite établir un dialogue avec eux afin de voir comment chacun peut contribuer à améliorer l’état de la rivière. Ce projet prendra fin lors du deuxième Sommet de la rivière des Outaouais en 2015 qui rassemblera en un même lieu tous les décideurs et citoyens dont les activités peuvent avoir des répercussions sur la rivière afin qu’ils déterminent ensemble un mode de gouvernance adéquat et concerté, appuyé d’un plan stratégique adopté par la majorité des intervenants.

La Fondation de Gaspé Beaubien

La Fondation de Gaspé Beaubien, fondation familiale privée fondée en 1990 par Nan-B et Philippe de Gaspé Beaubien II, préconise une approche de philanthropie entrepreneuriale. Elle s’investit activement dans des projets porteurs susceptibles de croître et de devenir rentables plutôt que d’offrir seulement des dons. Forte d’une vaste expérience dans le domaine des affaires ainsi que d’un réseau de contacts établi localement et internationalement, la famille de Gaspé Beaubien choisit des projets pouvant inciter les individus et les organisations à soutenir le développement social durable.
Pour toute information sur la participation de la Fondation de Gaspé Beaubien au projet Mission Rivière, veuillez communiquer avec :
Josée Massicotte
Relationniste
Fondation de Gaspé Beaubien
514 388-0169
massicottejosee@videotron.ca

Alexandra Cousteau dirigera une expédition sur la rivière des Outaouais

By FDGB,

L’organisme Blue Legacy est enchanté de revenir au Canada le 12 septembre 2013 pour explorer et filmer la rivière des Outaouais, cœur écologique et culturel de l’Est de l’Ontario et de l’Ouest du Québec. Il le fera dans le cadre de Mission Rivière, une initiative conjointe de Blue Legacy International, organisme sans but lucratif d’Alexandra Cousteau voué à la protection de l’eau, de la Fondation de Gaspé Beaubien et de Sentinelle Outaouais.
La Fondation de Gaspé Beaubien finance Mission Rivière, qui se veut une initiative en plusieurs étapes ayant pour objectif de mobiliser des politiciens, des dirigeants influents, des collectivités locales et toute la population du Québec pour la protection de la rivière des Outaouais, l’une des plus importantes rivières au Canada. À l’occasion de cette initiative, Alexandra Cousteau dirigera une expédition sur la rivière des Outaouais dans le but de raconter l’histoire de ce cours d’eau figurant parmi les plus beaux au pays et d’expliquer comment le gouvernement et les citoyens déploient des moyens innovateurs pour assurer son avenir sain et durable. « Impossible d’effacer de notre mémoire la splendeur de jadis de la rivière des Outaouais », mentionne Meredith Brown, de Sentinelle Outaouais. « Un projet à la fois, une action à la fois, nous travaillons à l’atteinte de nos grands objectifs.»

Trois courts-métrages

Alexandra Cousteau et son équipage passeront dix jours sur place à tourner trois courts métrages, respectivement sur la qualité de l’eau, la biodiversité et la gouvernance du cours d’eau – ainsi que sur les gens qui défendent ces causes.
« La façon dont les citoyens prennent en charge la situation en proposant et en adoptant des solutions pour assurer l’avenir sain de cette rivière nous a convaincus de visiter la région », explique Alexandra Cousteau, petite-fille du grand explorateur océanographique Jacques Yves Cousteau. « C’est extraordinaire de voir une collectivité veiller à la protection de ses ressources en eau douce, et nous sommes ravis de pouvoir communiquer cette histoire à un public élargi. »
Qu’ils se reflètent par la volonté du secteur public à améliorer l’infrastructure riveraine vieillissante  ou des programmes de surveillance mis sur pied par les citoyens, la sensibilisation et le sentiment d’urgence à l’égard des enjeux touchant l’eau de la rivière sont grandissants dans les collectivités du Québec et de l’Ontario. La mobilisation des Canadiens pour restaurer cette source d’eau douce cruciale constitue un modèle et une inspiration qui vont bien au-delà des 200 municipalités approvisionnées par la rivière des Outaouais. Il suffit de porter un regard de l’autre côté de la frontière, aux États-Unis, où 850 milliards de gallons d’eaux usées non traitées et d’eaux pluviales sont déversés chaque année dans les cours d’eau , pour voir la nécessité de développer et de communiquer des approches fructueuses de préservation de la qualité de l’eau.

Barrages et hydroélectricité

Dans la même optique, l’équipage explorera des façons de construire des barrages hydroélectriques sur la rivière sans compromettre sa biodiversité aquatique. On dénombre environ 2 350 barrages hydroélectriques en Amérique du Nord , selon la National Hydropower Association, et 596 au Canada, d’après les chiffres d’Environnement Canada . Dans ce contexte, l’équilibre entre le développement durable favorable à la biodiversité et la satisfaction des besoins en énergie d’une population grandissante et des entreprises qui la servent devient un enjeu complexe et évolutif. L’équipage de Blue Legacy cherchera à présenter des exemples probants qui témoignent d’une collaboration réussie entre divers intervenants et de l’application de solutions innovatrices pour atteindre et maintenir ce fragile équilibre.
L’intervention des riverains pour assurer l’avenir durable du cours d’eau est un sujet qui interpelle les gens de Blue Legacy. « L’eau est une source de vie essentielle et, pour la première fois de l’Histoire, les gens se la réapproprient », s’enthousiasme Alexandra Cousteau. « C’est un grand bonheur pour nous d’avoir l’occasion de raconter ce qui se passe dans la région de la rivière des Outaouais. » Par le travail de scientifiques passionnés, de représentants gouvernementaux dévoués ou d’individus bénévoles, la collectivité riveraine des Outaouais s’est mobilisée en vue de restaurer et de préserver cette ressource indispensable à la vie, à la santé et à l’activité commerciale que constitue leur cours d’eau.
Alexandra Cousteau et Blue Legacy commenceront à tourner dans la région d’Ottawa le 12 septembre 2013. Il est possible de se tenir au courant du travail de l’équipage sur le terrain depuis le site www.AlexandraCousteau.org, ou encore de suivre le fil de ses aventures sur Facebook, Instagram et Twitter.
Médias :
Josée Massicotte
Courriel : massicottejosee@videotron.ca
Téléphone : 514-388-0169

Une famille en affaires depuis 400 ans

By FDGB,

Depuis son implantation en Nouvelle-France, il y a 400 ans, la famille de Gaspé Beaubien a toujours été en affaires. Du commerce des fourrures à la brasserie Frontenac, des magasins de détail à la distribution électrique ou du commerce des valeurs mobilières à la diffusion radiophonique, le nom de Gaspé Beaubien est lié aux affaires et à la philanthropie. Un héritage que poursuit aujourd’hui Philippe de Gaspé Beaubien, PDG d’Entreprises Télémédia.
Philippe de Gaspé Beaubien III et son frère François ont pris la relève de leur père Philippe de Gaspé Beaubien II à la tête de Télémédia en 1998, trois ans avant que l’entreprise se départe de ses actifs dans le secteur des magazines et de la radio.
Depuis 2002, Entreprises Télémédia est redevenue un holding familial privé qui s’est redéployé dans une dizaine de sociétés qui occupent les deux frères et leur sœur Nanon.
« On est très heureux d’avoir retrouvé l’anonymat d’une entreprise privée. C’est beaucoup plus agréable de faire des affaires en restant sous le radar. On peut travailler dans une perspective de long terme », constate Philippe de Gaspé Beaubien.
Le PDG d’Entrerprises Télémédia est pleinement conscient d’être le chaînon d’une longue lignée d’entrepreneurs qui ont fait leur marque à leur époque respective. Il est aussi pleinement conscient qu’on ne fait plus les affaires aujourd’hui comme au siècle dernier.
« Pour mon père et mon grand-père, lorsqu’on bâtissait une entreprise, c’était le projet d’une vie. Maintenant, le monde est en constante turbulence, il faut être capable de bouger rapidement, de ne pas s’accrocher à un modèle ou un secteur », explique-t-il.
« Lorsqu’on a pris la relève chez Télémédia, on avait une vingtaine de stations de radio. On a décidé de consolider le marché canadien pour bâtir un réseau de ventes nationales. En trois ans, on a quadruplé la taille du groupe. J’achetais des stations en payant un ratio de cinq ou six fois les bénéfices. La dernière acquisition que j’ai faite, j’au dû payer 15 fois les profits. Mais on voyait le marché changer. En 2001, on a vendu nos stations de radio à 22 fois les profits. Ça été e plus gros prix jamais payé au Canada. Aujourd’hui, les ratios sont revenus à cinq ou six fois les bénéfices », relève le PDG.

Affaires et philanthropie entrepreneuriale

Depuis 2002, Entreprises Télémédia a investi dans une dizaine d’entreprises en prenant des positions prépondérantes dans la plupart d’entre elles. La récession de 2008-2009 a été éprouvante pour certaines de ces entreprises, et Philippe de Gaspé Beaubien affirme être soulagé que cette période trouble soit passée.
« Mon frère François a acquis Zoom Média, dont il est le PDG. Ma sœur et moi sommes aussi actionnaires de cette entreprise. On est aussi un actionnaire important de Redline Communications, une entreprise de télécommunications qui offre des services de transmission haute vitesse de machine à machine.
C’est notre technologie qui a permis la transmission des images de la capture de Ben Laden. On a des clients gouvernementaux et militaires dans une centaine de pays. Je suis président du conseil de Redline, la seule entreprise publique de notre groupe. Sinon, je suis président du conseil de six entreprises dans lesquelles on a investi, dont Ingris, qui détient les droits pour la fabrication d’écrans en plastique qui serviront à l’industrie de la téléphonie et aux fabricants de téléviseurs. Ça va révolutionner l’industrie », anticipe-t-il.
Parallèlement à ses activités d’affaires, Philippe de Gaspé Beaubien est aussi pleinement impliqué dans les activités philanthropiques de la fondation que son père et sa mère ont créée en 1991.
« Si notre famille a toujours été en affaires, elle a aussi toujours été consciente qu’elle avait un rôle à jouer dans la communauté qui lui a permis de réussir », insiste le gestionnaire.
La Fondation de Gaspé Beaubien a d’abord été créée pour soutenir les entreprises familiales qui sont responsables de plus de 70% des emplois au Canada, mais dont la majorité ne survivent pas au transfert de générations.
« Avec les années, la Fondation de Gaspé Beaubien a évolué pour réaliser ce quon appelle de la philanthropie entrepreneuriale. On ne veut pas seulement faire des dons, on veut participer aux causes qu’on décide de soutenir. Il faut que cela nous passionne. »

CSSS des Sommets

C’est ainsi que la Fondation s’est impliquée dans le Centre des services sociaux et de santé des Sommets dans les Laurentides, qui avaient des problèmes récurrents de fonctionnement, de budget, de rétention de personnel.
Philippe de Gaspé Beaubien père et sa femme Nan-b ont participé au redressement du CSSS en s’impliquant personnellement dans des rencontres avec tous les intervenants et en recourant à des ressources externes qui ont travaillé à la résolution de nombreux problèmes.
« Plutôt que de faire un don pour acheter une machine en espérant que ça règle une partie des problèmes, on s’implique pour trouver des solutions durables. Le taux de roulement du personnel a diminué de façon marquée, et l’Hôpital de Sainte-Agathe ne fait plus de pertes », observe Philippe de Gaspé Beaubien.
À  partir du succès obtenu par la Fondation au CSSS des Sommets, il veut maintenant tenter pareille expérience avec l’hôpital Sainte-Justine, qui a été fondé par Justine Lacoste-Beaubien, l’épouse de Louis de Gaspé Beaubien.
« On ne veut pas juste faire des chèques, on veut s’impliquer. Mes enfants de 14 et 17 ans viennent d’initier une opération pour la dépollution de la rivière des Outaouais. Il nous faut des projets qui touchent aux prochaines générations et qui peuvent se répéter au niveau national et international », conclut le philanthrope entrepreneur.
Source : DÉCARIE Jean-Philippe, « Une famille en affaires depuis 400 ans », La Presse +, 6 septembre 2013.