De l’illusion d’abondance à la sécurité hydrique : pourquoi l’eau est désormais un enjeu stratégique pour le Canada et pour le monde

By FDGB,

On répète souvent que le Canada détient « près de 20 % de l’eau douce mondiale ». Mais une grande partie de cette eau est non renouvelable, difficilement accessible ou impropre à l’usage, et la majorité des flux annuels s’écoulent vers le Nord, loin des zones habitées. Résultat : l’abondance est une illusion qui peut fragiliser notre économie, notre sécurité et notre position internationale si nous ne changeons pas de posture : de l’abondance perçue à la protection proactive. [canada.ca], [watergover…olt.ubc.ca]

1. L’illusion de l’abondance : comprendre le « 20 % »… et ses limites

Oui, une part importante du stock mondial d’eau douce est « immobilisée » dans nos lacs, mais ce chiffre ne reflète pas l’eau utilisable chaque année (les flux renouvelables), nettement plus faible (≈ 6,5 % du total mondial), et très inégalement répartie dans le temps et l’espace. En outre, environ 60 % des eaux renouvelables canadiennes s’écoulent vers l’Arctique et la baie d’Hudson, loin de la ceinture densément peuplée du Sud ; c’est l’une des raisons pour lesquelles le mythe d’une eau « infinie » au Canada trompe nos décisions publiques et privées. [canada.ca], [watergover…olt.ubc.ca]

Cette réalité s’inscrit dans un contexte mondial préoccupant. Selon le nouveau rapport phare de l’Université des Nations Unies (UNU-INWEH), la planète entre dans une ère de “faillite hydrique globale” : des bassins et aquifères perdent la capacité de revenir à un « état normal » après les chocs, car on retire et pollue l’eau au-delà des seuils que les systèmes naturels peuvent reconstituer à des coûts raisonnables. [unu.edu], [news.un.org]

2. De la « crise » à la « faillite » : ce que change le diagnostic onusien

La nuance est essentielle : parler de « faillite hydrique » signifie que, dans de nombreux endroits, il ne s’agit plus d’épisodes de pénurie temporaires, mais de déficits structurels, parfois irréversibles (aquifères compactés, sols et zones humides dégradés, lacs en déclin). La moitié des grands lacs mondiaux a perdu de l’eau depuis les années 1990, et environ 70 % des grands aquifères montrent une baisse de long terme, des tendances qui ont des impacts en cascade sur l’alimentation, l’emploi, les migrations et la stabilité géopolitique. [cbsnews.com], [phys.org]

Face à ce constat, l’UNU-INWEH appelle à une réinitialisation : passer d’une gestion réactive de crises à une « gestion de la faillite », comptabilité de l’eau transparente, plafonds exécutoires, protection du capital naturel (zones humides, sols, aquifères), et transitions équitables qui protègent les communautés vulnérables. [unu.edu]

3. Eau et géopolitique : quand la rareté aggrave tensions et violences

La sécurité hydrique est devenue un enjeu économique et sécuritaire. Les données du Pacific Institute montrent une hausse marquée des violences liées à l’eau (eau comme cause, cible ou arme) : 420 événements en 2024, soit +20 % par rapport à 2023 et +78 % par rapport à 2022, avec de nombreuses attaques contre les infrastructures hydriques. Ce signal confirme que l’eau est instrumentalisée dans les conflits contemporains, avec des effets humanitaires et politiques majeurs. [pacinst.org], [waterdiplomat.org]

À l’échelle globale, les indicateurs des Objectifs de développement durable (ODD 6) montrent une stagnation du stress hydrique mondial autour de 18–19 %, mais cette moyenne masque des points chauds régionaux (Afrique du Nord, Asie occidentale, Asie centrale) et des risques croissants lorsque l’agriculture (≈ 72 % des prélèvements) rencontre des sécheresses plus intenses et des nappes en déclin. [unwater.org], [fao.org]

4. Pourquoi le Canada est directement concerné

Pour le Canada, la « faillite hydrique » n’est pas un concept lointain. D’une part, nos ressources renouvelables (≈ 6,5 % du total mondial) sont soumises à des pressions : croissance urbaine, industrialisation, agriculture, pollution et variabilité climatique accrue. D’autre part, notre géographie fait que l’eau “utile” n’est pas là où vit la population, et la disponibilité régionale varie fortement. Confondre stock et flux fragilise la planification hydrique et les investissements. [canada.ca], [watergover…olt.ubc.ca]

De plus, nous sommes interdépendants de systèmes transfrontaliers (p. ex., Grands Lacs) et de marchés agricoles qui répercutent les chocs hydriques à l’échelle planétaire. Quand les régions exportatrices voient l’eau se raréfier, les prix, les chaînes d’approvisionnement et la stabilité s’en trouvent affectés, même loin des bassins en tension. [unu.edu]

5. Changer de posture : de l’abondance à la protection stratégique

Passer d’une posture d’abondance perçue à une posture de protection stratégique implique des choix concrets :

  1. Compter l’eau comme un actif critique
    Mettre en place une comptabilité hydrique crédible (bilan des entrées/sorties, niveaux d’aquifères, besoins environnementaux) pour fixer des seuils d’usage alignés sur la réalité des bassins, y compris lorsque la ligne de base historique est devenue inatteignable. [unu.edu]
  2. Protéger le capital naturel qui “fabrique” l’eau
    Restaurer zones humides, terres humides agricoles, sols, glaciers et corridors riverains qui amortissent les crues/sécheresses et rechargent les nappes. Ces écosystèmes sont notre “compte épargne” hydrique ; leur dégradation verrouille des pertes irréversibles. [news.un.org], [phys.org]
  3. Déployer l’innovation à grande échelle
    Accélérer l’efficience (agriculture, industrie, bâtiments), le réemploi et la numérisation (détection de fuites, capteurs, jumeaux numériques), afin de découpler la croissance des prélèvements et d’absorber la variabilité climatique. Les analyses sur les ODD de l’ONU confirment que gagner en efficience est central pour réduire le stress. [fao.org], [sdg6data.org]
  4. Sécuriser les infrastructures hydriques
    Protéger réseaux d’eau potable, stations d’épuration, barrages et systèmes de contrôle contre les attaques physiques et cyber, une vulnérabilité en hausse selon le Pacific Institute. [pacinst.org]

Gouvernance et équité
Les plafonds d’usage et les réallocations exigent transparence, médiation et mesures d’équité (soutien aux agriculteurs, communautés autochtones, ménages vulnérables) pour éviter que l’ajustement ne creuse les inégalités. [unu.edu], [news.un.org]

6. Un rôle à jouer : leadership canadien et résilience mondiale

Le Canada dispose d’atouts uniques : écosystèmes d’eau douce de classe mondiale, capacité scientifique (universités, centres de recherche), entreprises de technologies de l’eau en croissance, et plateformes de coopération (p. ex., Grands Lacs, bassins transfrontaliers). En mobilisant ces forces, nous pouvons renforcer notre sécurité hydrique et contribuer à la résilience mondiale par :

  • Le déploiement international d’innovations canadiennes (surveillance, traitement, réutilisation, efficacité agricole) ;
  • La création de coalitions public-privé-philanthropie pour accélérer l’adoption de ces solutions  ici comme ailleurs;
  • La diplomatie de l’eau, qui fait de la gestion partagée une plateforme de coopération et de prévention des crises, un point souligné par l’UNU-INWEH. [unu.edu]

7. Pourquoi parler de géopolitique ?

Parce que l’eau structure le pouvoir : sécurité alimentaire, énergie, industrie, cohésion sociale et stabilité des États en dépendent directement. Quand les systèmes hydriques franchissent des seuils d’insolvabilité et d’irréversibilité, les tensions montent, conflits d’usage, pressions transfrontalières, migrations, violences ciblant les infrastructures. Le bond récent des violences liées à l’eau documenté par le Pacific Institute illustre ce lien direct entre stress hydrique et instabilité. Prévenir, c’est protéger, gouverner et investir dans l’eau avant que les pertes ne deviennent irréparables. [pacinst.org], [news.un.org]

8. Appel à l’action 

AquaAction et l’écosystème canadien des technologies de l’eau démontrent qu’il est possible de transformer un risque systémique en opportunité d’innovation, d’emplois et de résilience — au Canada et à l’international. À court terme, le Canada doit lancer trois chantiers prioritaires :

  1. Mettre à l’échelle l’efficience hydrique (agriculture, industrie, municipal) via des programmes ciblés d’investissement et d’adoption.
  2. Renforcer la sécurité et la gouvernance des infrastructures hydriques (physique et cyber), avec des normes et exercices conjoints. 
  3. Financer la protection du capital naturel (zones humides, recharges de nappes, solutions fondées sur la nature) comme infrastructure stratégique. 

En conclusion 

Dans un monde où l’eau devient un facteur de vulnérabilité systémique, la priorité est claire : protéger, gouverner et utiliser cette ressource avec rigueur et clairvoyance. En agissant dès aujourd’hui, le Canada peut renforcer sa sécurité nationale, sa posture économique et contribuer à la stabilité et à la résilience hydrique à l’échelle mondiale.

Références rapides

  • UNU-INWEH (ONU) : Global Water Bankruptcy — diagnostic et cadre d’action (gestion de la « faillite », capital naturel, équité). [unu.edu], [news.un.org]
  • Pacific Institute : hausse des violences liées à l’eau (eau comme cause, cible ou arme) et vulnérabilité des infrastructures. [pacinst.org]
  • Canada : distinction stock vs. flux (≈ 20 % vs. ≈ 6,5 %), accessibilité et gradients régionaux ; remettre en cause le mythe d’abondance. [canada.ca], [watergover…olt.ubc.ca]

ODD 6 / FAO / UN-Water : suivi du stress hydrique, rôle de l’efficience et des écosystèmes dans la réduction des risques. [unwater.org], [fao.org]

Les vainqueurs d’AquaHacking 2018 sont annoncés

By FDGB,

Toronto (Ontario), vendredi 26 octobre 2018 – Le 25 octobre, dans le cadre de l’Ontario Water Innovation Week en collaboration avec WaterTAP, au musée Design Exchange de Toronto, cinq équipes de jeunes innovateurs ont présenté leurs solutions de technologie propre en vue du Défi AquaHacking 2018 pour le lac Ontario, dans l’espoir de remporter l’un des prix totalisant 50 000 $ et une place dans un incubateur local. L’équipe E-Nundation est arrivée première, ayant fait des vagues avec sa solution qui consiste à établir des cartes indiquant les zones inondées potentielles et la profondeur des eaux de crue en fonction des prévisions d’Environnement Canada, de manière à mieux prévoir les inondations et à s’y adapter. AquaHacking, qui en est maintenant à sa quatrième édition, est un défi technologique qui appelle la nouvelle génération de pionniers des technologies de l’eau à s’attaquer aux enjeux critiques liés à l’eau douce. Ayant donné lieu à plus de 60 solutions d’ingénierie et de technologie et à 15 solutions sur le marché ou en développement, AquaHacking a prouvé sa capacité à rassembler les principaux intervenants et à innover pour produire un impact.
« Cela a été une formidable aventure pour nous, affirme Karem Chokmani, Ph. D., de l’équipe E Nundation. Nous avons eu l’occasion d’apprendre, de grandir et de nouer des liens avec des experts du milieu universitaire, du gouvernement ainsi que des domaines des technologies, de l’environnement et des affaires. Nous sommes ravis de la réaction positive du jury et avons hâte de continuer à perfectionner notre application multiplateforme visant à relever le défi de mieux prévoir les inondations et de s’y adapter. Nous avons bien l’intention de poursuivre sur notre lancée et d’apporter notre contribution afin de susciter un changement environnemental positif pour le lac Ontario, la Ville de Toronto et la ressource la plus vitale de notre pays : l’eau. »
Depuis le lancement du Défi, en mars, les cinq équipes finalistes ont collaboré avec des mentors des secteurs de l’eau, du génie et des technologies afin d’élaborer des solutions de technologie propre à la fois fonctionnelles et commercialisables pour le lac Ontario. Toutes ces solutions répondent à des enjeux de la vie réelle soumis par des spécialistes du domaine de l’eau au Canada.
« Ce qui rend AquaHacking spécial pour moi, dit Bernadette Conant, membre du jury AquaHacking 2018 et chef de la direction du Réseau canadien de l’eau, c’est que les enjeux auxquels nos jeunes innovateurs tentent de répondre bénéficient de l’appui de leaders de tout le secteur de l’eau, provenant notamment d’ONG, de municipalités et d’organisations axées sur l’eau, en plus d’être très concrets. Mais ce qui m’a vraiment épatée lors de la finale, c’est la passion et le talent évidents de nos candidats, qui forment manifestement la nouvelle génération de leaders des technologies de l’eau au Canada. »
Voici les autres équipes qui ont été retenues pour présentation à la finale d’AquaHacking :

Deuxième place: WaterPuris
Il existe déjà des technologies très perfectionnées pour décomposer les produits chimiques perturbant la fonction endocrine. Mais à la maison? Pas nécessairement. WaterPuris prend le contrôle de votre toilette pour dégrader ces substances par une combinaison de peroxyde d’hydrogène et de lumière UV.
Prix de 15 000 $ et place à l’incubateur Velocity

Troisième place: M Power Software
M Power Software réunit l’Internet des objets et l’intelligence artificielle afin de prévoir et de mesurer les débordements d’eaux usées.
Prix de 10 000 $ et place à l’incubateur IBM Innovation Space

Quatrième place: EGC Labs
Données en temps réel, avertissements en temps réel et apprentissage à long terme : EGC Labs peut aider les gouvernements à déceler les tendances de débordement d’eaux usées et même les raisons sous-jacentes.
Incubé au CENTECH

Cinquième place: SWIM
La solution de SWIM consiste en une détection robuste, polyvalente et décentralisée des débordements d’eaux usées, au moyen d’un drone doté d’une caméra infrarouge.
Incubé au InnovationXL

À propos de la Fondation de Gaspé Beaubien et AquaHacking
La Fondation a été créée en 1990 par Nan-B et Philippe II de Gaspé Beaubien pour partager généreusement leur temps et leurs ressources avec la communauté. Les projets philanthropiques de la famille sont approchés dans un esprit d’entreprenariat. Cette approche se base sur trois principes fondamentaux. Premièrement, échanger avec les parties prenantes pour comprendre leurs besoins et déterminer ensemble les actions clés du projet, secondement, fournir les capitaux initiaux nécessaires au développement du projet, et assurer la pérennité du projet par la recherche de financements durables.
C’est avec ces valeurs que la Fondation de Gaspé Beaubien a créé le Défi AquaHacking auquel de nombreux partenaires contribuent maintenant. AquaHacking met les jeunes innovateurs au défi de trouver des solutions technologiques aux enjeux pressants pour nos cours d’eau.

La Fondation des familles en affaires organise le Family Matters Forum 2015 à Miami

By FDGB,

Du 19 au 22 novembre prochain, la Fondation des familles en affaires, fondée par la Fondation de Gaspé Beaubien, tiendra un Forum dédié aux familles en affaires, à Miami, en Floride. Nous vous invitons à vous joindre à nous lors de ce Forum qui permettra à plusieurs entreprises familiales de partager leurs connaissances, expertise et vision.

Cet évènement est une occasion en or de réfléchir, de prendre du recul sur votre entreprise familiale et de bénéficier de conseils judicieux d’experts. Profitez de cet évènement pour vous ressourcer, échanger avec des pairs et bonifier votre réseau. Votre entreprise en profitera grandement.

Ce Forum regroupe trois événements en un. En effet, que vous participiez à The Reflect and Refocus Women’s Workshop, The Vision 2040 Think Tank ou à la Célébration du 25e anniversaire de la Fondation, vous trouverez certainement votre compte à Miami.

Notez ce Forum à votre calendrier et offrez à votre entreprise familiale la possibilité de continuer son évolution et afin de lui assurer un avenir florissant !

The Reflect & Refocus Workshop

Présenté par la Fondation de Gaspé Beaubien en partenariat avec la Fondation des familles en affaires, l’atelier d’exploration The Reflect & Refocus Workshop, est dédié aux femmes au sein des entreprises familiales. C’est donc un rendez-vous pour toutes les femmes qui désirent connecter entre elles dans le but d’échanger, de réfléchir et de se recentrer. Dans le cadre de cet atelier, les participantes seront jumelées à d’autres participantes qui partagent des visions et rôles similaires au sein de leur propre entreprise. Le jumelage durera deux jours complets, soit le 21 et 22 novembre. Ensemble, il est plus facile de prendre du recul, d’avoir une meilleure perspective des choses et d’explorer les enjeux les plus importants auxquels les femmes de votre entreprise familiale font face.

Vision 2040 Think Tank

The Vision 2040 Think Tank, réunira un groupe d’entreprises familiales passionnées qui ont connu un franc succès au fil des années. Composé de leaders et penseurs, le défi de ce groupe consistera à se projeter dans les prochaines vingt-cinq années et d’identifier les futurs enjeux de l’entreprise familiale. Cette rencontre vise à provoquer des réflexions, à déclencher des conversations et à inspirer de nouvelles idées afin de trouver une réponse aux grands enjeux des entreprises familiales en affaires. Cet atelier aura lieu le 19 et 20 novembre, 2015.

Célébration du 25e anniversaire de la Fondation

En 2015, la Fondation des familles en affaires fête 25 ans de soutien aux familles en affaires. Le 19 novembre en soirée, la Fondation aura la chance de rendre hommage à ses fondateurs, soit les membres de la famille de Gaspé Beaubien, les collaborateurs et les nombreux experts, universitaires et leaders familiaux qui ont su consolider et former des entreprises familiales et, surtout, qui continuent de le faire avec passion et sagesse.

Vous serez de passage à Miami du 19 au 22 novembre 2015 ?  Participez à notre Forum! Pour obtenir plus de renseignements, consulter ce lien : https://businessfamilies.org/forum/

 Veuillez noter que les ateliers se tiendront en anglais uniquement.

Un bilan remarquable

By FDGB,

Quelques 260 participants ont pris part à l’événement AquaHacking 2015 – Sommet de la rivière des Outaouais. Ils ont vécu des moments historiques : la création d’un Comité conjoint sur la gestion de l’eau entre le Québec et l’Ontario, le dépôt officiel de la Déclaration de Gatineau et le dévoilement des gagnants de la première compétition de codage AquaHacking. Voilà autant de résultats concrets de notre projet né il y a deux ans et qui s’est conclu les 29 et 30 mai 2015 au Hilton Lac-Leamy, Gatineau.

Qu’est-ce qu’AquaHacking ?

Consacrée à la préservation et la restauration des lacs et rivières canadiens, cette initiative novatrice vise à converger eau et technologie en réunissant ces deux communautés autour de la même cause. AquaHacking est né de la conviction de la jeune génération de la famille de Gaspé Beaubien que la préservation de l’eau, essentielle à la vie, est un point de ralliement naturel pour tous. La première édition s’est penchée sur la rivière des Outaouais, frontière naturelle entre l’Ontario et le Québec, et principal affluent du fleuve Saint-Laurent. Dès le départ, la famille a ciblé l’usage de la technologie pour contribuer à résoudre les problématiques de la rivière. Inspirée par les hackathons, une compétition de codage a été organisée pour la communauté numérique, c’est-à-dire les hackers. L’objectif? Mettre ces derniers au défi de développer des solutions technologiques favorisant la préservation de la rivière des Outaouais. Des équipes multidisciplinaires ont travaillé pendant plusieurs semaines dans le but de résoudre des enjeux identifiés au préalable par les experts du milieu.

Partenariats

Comme dans tout projet qu’elle finance, la Fondation de Gaspé Beaubien a formé des partenariats dans lesquels elle s’est impliquée activement. La Fondation a mis ses forces au service de Sentinelle Outaouais, un mouvement ancré dans le milieu de l’eau, qui allie bénévoles, communautés riveraines locales, citoyens, gens d’affaires et tous les paliers de gouvernement dans un même combat : la préservation de la rivière des Outaouais. De plus, tout au long du processus, la Fondation a également compté sur l’expertise et soutien technologique d’IBM, ThinkData Works, Zoom Media et Stingray Digital. Cette collaboration a permis de mettre des outils de pointe à la disposition de hackers.

Retombées concrètes

Les retombées d’AquaHacking 2015 – Sommet de la rivière des Outaouais façonneront l’avenir de la rivière. En fait, la création d’un Comité conjoint sur la gestion de l’eau entre le Québec et l’Ontario, annoncée par le ministre québécois de l’environnement David Heurtel et son homologue de l’Ontario, Glen Murray, aura le mandat de faciliter la coopération et l’échange sur les enjeux liés à la gestion de l’eau. Le dépôt officiel de la Déclaration de Gatineau qui engage ses nombreux signataires, dont plusieurs municipalités riveraines, à travailler ensemble pour un avenir sain et durable du bassin versant de la rivière des Outaouais. Joignez-vous aux quelques 150 signataires en date du 24 juillet 2015. Signez la Déclaration en ligne!

Et les gagnants sont…

Un moment fort du Sommet fut le dévoilement des gagnants de la compétition de codage, choisis par un jury formé d’entrepreneurs, professionnels du numérique et experts environnementaux de grande renommée : Alexandra Cousteau, Mitch Garber, Eric Boyko, Philippe de Gaspé Beaubien III et Jean-François Barsoum. Parmi la dizaine d’applications en compétition, le premier prix de 13 000 $ a été décerné ex æquo à deux équipes : River Ranger et My River – Ma Rivière. L’équipe Contour a raflé le 3e prix ainsi que le prix Coup de cœur décerné par le public. L’équipe Aqua Radar s’est mérité le titre Étoile montante, un prix qui souligne l’aspect innovateur de la solution développée. Découvrez tout sur les applications gagnantes.

Le futur

La Fondation de Gaspé Beaubien et ses partenaires se réjouissent du succès retentissant de cette première édition d’AquaHacking. D’autres événements AquaHacking sont prévus à travers le Canada au cours des prochaines années. Chaque fois, la Fondation se déplacera dans une région afin de mobiliser et de s’associer à des partenaires de terrain locaux dans le but d’organiser un AquaHacking spécifique à la région. Joignez-vous au mouvement, car vous, les citoyens, êtes les véritables gagnants des initiatives favorisant la préservation de notre eau.

BFF – Lancement du 3e module des cours en communication et gestion de crise

By FDGB,

Le 1er avril 2015, la Fondation des familles en affaires (BFF) lançait le 3è module de ses cours en communication et gestion de crise. Ces cours à l’intention des familles en affaires ont pour mission de procurer des outils pour mieux assurer la pérennité dans l’harmonie pour les générations futures.
Les cours en ligne en favorisent l’accès dans le monde entier. Chaque module dure de 15 à 20 minutes et il suffit d’être branché pour en profiter ! Le premier module, disponible depuis le 1er février, explore les différentes formes que prend la communication. Du langage corporel au ton de a voix, en passant par les mots que l’on choisit, tout contribue à transmettre un message. Il faut en être conscient et savoir comment utiliser chaque outil pour que l’interlocuteur reçoive vraiment ce que l’on veut transmettre. Le second module, lancé le 1er mars, examine les façons de communiquer efficacement dans une entreprise familiale où les protagonistes sont à la fois patron et père, ou fille et collègue. En délimitant les attentes, et par une communication active qui laisse une large part à l’écoute, il est possible de maintenir intégrité et équilibre entre sa vie personnelle et sa vie professionnelle.
Si la bonne communication vise à prévenir les conflits, elle ne peut les éliminer entièrement. Le 3è module traite donc de la gestion de crise. Quelles en sont les principales sources dans une entreprise familiale ? Comment les aborder et les résoudre ? Mieux les conflits seront gérés et plus productive deviendra l’entreprise familiale.
Dans votre fauteuil à la maison ou au bureau, joignez-vous virtuellement aux cours de la BFF. Vous recevrez des grappes d’information, des outils interactifs, des exemples sur vidéo, des entrevues avec des experts renommés. Mieux comprendre en quoi consiste la communication permet de mieux concevoir la stratégie qui mènera votre entreprise familiale au sommet.

Soutenir la cogestion dans les établissements de santé (5/5)

By FDGB,

Eh oui ! C’est déjà notre dernier article sur les « piliers d’intervention » mis en place par la Fondation et le CSSS des Sommets au sein des établissements du CSSS pour favoriser la cogestion. Dans les articles précédents, nous avons abordé cinq mesures concrètes pouvant contribuer à une meilleure gestion au sein du CSSS :
Pilier 1 – Accueil des médecins
Pilier 2 – Ateliers sur les principes de gestion
Pilier 3 – La cogestion dans le fonctionnement administratif
Pilier 4 – Le codéveloppement entre directeurs médicaux et clinico-administratifs
Pilier 5 – Les ateliers d’intéressement au modèle de cogestion
Nous traitons maintenant les deux derniers piliers : les ateliers thématiques pour les médecins gestionnaires et l’encadrement.

Soutenir les médecins gestionnaires: ateliers thématiques

L’atelier thématique est une forme de conférence interactive et dynamique. Dans le cas qui nous intéresse, il vise à fournir des outils supplémentaires aux médecins gestionnaires afin qu’ils puissent atteindre plus facilement leurs objectifs de cogestion.
Dans ces ateliers thématiques destinés aux médecins jouant un rôle de gestionnaire, on passe en revue les perceptions et croyances relativement à la crédibilité et à l’influence, en abordant entre autres les sujets suivants :
• Les caractéristiques des personnes dites crédibles;
• Les facteurs fondamentaux et secondaires qui influencent une cote de crédibilité;
• Les conditions nécessaires au développement de la crédibilité personnelle et collective.
Les ateliers thématiques font partie de la stratégie générale de soutien de la cogestion au sein du CSSS des Sommets. Ils s’adressent aux médecins déjà en situation de cogestion et poursuivent un objectif simple : les sensibiliser à l’importance de l’influence et de la crédibilité du cogestionnaire.
Ces ateliers sont essentiels à la réussite effective des dyades médecins-gestionnaires.

L’encadrement

L’encadrement (ou coaching) est un catalyseur de développement. Il s’agit d’un processus collaboratif et réflexif tourné vers l’action, c’est-à-dire qu’il permet de réfléchir sur des exemples concrets et de modifier ou de peaufiner des interventions de gestion en fonction de cette réflexion évolutive. Le cheminement se fait tant de façon individuelle qu’en tandem.
Le CSSS des Sommets a retenu les services d’un coach professionnel pour encadrer un certain nombre de tandems de cogestionnaires clinico-administratifs. L’encadrement visait à appuyer la démarche de mise en place de la cogestion tant au niveau des directions de programmes que des services cliniques.

Notre méthode d’encadrement

Une rencontre commune initiale a permis aux dyades de discuter des enjeux, de l’autoappréciation, des trois conditions de succès (projet partagé, mode de fonctionnement du tandem et relation de collaboration), des cibles de développement et d’autres modalités de la cogestion.
Par la suite, des rencontres du coach avec le tandem ont eu lieu et différents moyens ont été explorés pour soutenir le développement du tandem :
• Une revue des responsabilités des cogestionnaires;
• Des échanges sur des pistes d’amélioration possibles et leurs applications;
• Des réflexions sur des cadres de référence pour comprendre ou agir (ex. : gestion d’un changement, gestion matricielle);
• Des rétroactions sur les attitudes, gestes, réflexions et modes de communication ou de décision;
• Des discussions et conseils sur des problématiques qu’ils rencontrent.

Conclusion

Bien qu’il soit encore tôt pour apprécier pleinement les résultats de nos cinq mesures d’intervention, nous remarquons déjà des changements notables sur le plan des relations de cogestion. Par exemple, les cogestionnaires affirment qu’une meilleure communication s’est installée dans les dyades, et que l’un et l’autre membre ont une meilleure compréhension des réalités de chacun.